RUGBY SCOLAIRE FÉMININ - Les Enfants de l’Ovale championnes du monde


Douze adolescentes de Madagascar ont gagné le Tournoi mondial « Heritage Cup » en France. Elles ont été reçues en honneur, hier, au centre Ambohinaorina, à Sabotsy-Namehana Du 2 au 7 septembre, une quarantaine d’équipes issues de vingt pays, dont Madagascar, se sont affrontées à l’Abbaye de Pontlevoy, en France. Ce premier tournoi mondial de rugby scolaire s’est tenu une semaine avant l’ouverture de la Coupe de monde du rugby à XV seniors hommes, en France. Imaginé, il y a plusieurs années par François Roche-Bayard, ce projet ambitieux a pu se concrétiser. Madagascar, à travers les Enfants de l’ovale, a pris part, pour la première fois, à l’évènement planétaire. C’est une première expérience, ponctuée de succès, car Madagascar a reçu le titre de champion du monde de la « Rugby Heritage Cup». À travers trois épreuves, à savoir le rugby sevens, le rugby short et le rugby chef, les sept cents jeunes présents ont tout donné pour représenter leur pays d’origine durant les cinq jours de compétition. Après le total des points cumulés en cinq jours de compétition, Madagascar a émergé du lot en se classant premier et a reçu le titre de champion du monde. Le rendez-vous de samedi après-midi à Ambohinaorina, à Sabotsy-Namehana, a servi à présenter, au public, le trophée acquis et les jeunes rugbywomen de 13 à 15 ans, en présence du consul général de France à Madagascar.

Révélation

Sur scène, elles ont interprété une composition de Fy Rasolofoniaina, qu’elles ont chantée en ouverture de la compétition en France. Avant d’arriver à ce titre de champion du monde, du travail en amont a été accompli en collaboration avec le Club de Suresnes et en partenariat avec une association « Les Enfants de l’Ovale » France, dirigée par Philippe Sella. Ce dernier aide des enfants à se développer grâce au rugby, en banlieue parisienne et en Afrique. L'objectif de ce projet a été de permettre aux douze adolescentes des Enfants de l'Ovale de Madagascar de participer au Tournoi mondial de rugby scolaire « Heritage Cup » qui s’est déroulé à Pontlevoy. Une participation qui a abouti à une première réussite, qui restera à jamais dans les annales du rugby malgache. Grâce à la persévérance de Lina Randriamifidi-manana, présidente des Enfants de l’Ovale de Madagascar, le rêve des douze jeunes filles ont été réalisées, celui de prendre l’avion pour la première fois et s’envoler en France pour prendre part au championnat du monde. « Une somme 194 000 000 d’ariary (plus de 40 000 euros) a été nécessaire. Avant le départ, nous avons demandé aux filles de choisir entre partager la somme ou partir. Elles ont été unanimes à choisir de partir et le résultat est là, elles sont championnes du monde. Nous avons été la révélation du tournoi car, parti du dernier classement à l’annonce du résultat officiel, Madagascar a été appelé avec le mot : The winner is Madagascar. » Classement général (toutes les épreuves confondues) : 1-Makis Des Enfants de l’Ovale, filles, Madagascar 2-Iona College, garçons, Australie 3-Collège Nord Isère, garçons, France Mots croisés Tsiky Emella Rajaonarivelo, joueuse, 14 ans « Je suis très contente car c’est ma première sortie à l’extérieur. Mon objectif est de figurer dans l’équipe nationale malgache plus tard. Je tiens à remercier l’EDO (Enfants de l’Ovale) de Madagascar. » Rado Nantenaina Fiaro, joueuse, 14 ans « C’est une belle expérience dans la vie. C’était enrichissant et cela va m’aider à l’avenir. Je vais me donner à cent pour cent dans ce sport car, plus tard, cela m’ouvrira des voies. » Jocelyne Rasoloarisoa, mère d’une joueuse « Je suis très fière de ma fille. Elle a débuté à jouer le rugby à l’âge de 8 ans. Nous l’avons poussée à intégrer l’EDO de Madagascar car, là-bas, elle va acquérir une bonne éducation en suivant les disciplines. » Nirina Rasoamalala, mère d’une joueuse « Avec sa nouvelle expérience en terre française, ma fille sait maintenant comment choisir sa route dans la vie. Nous sommes là pour la diriger et nous la soutenons pour aller plus loin. Son rêve est d’intégrer l’équipe nationale Makis de Madagascar. Mon seul souci est de trouver un club, plus tard, car après ses seize ans, elle devra quitter l’EDO. »
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