ENVIRONNEMENT - Les forêts sèches de l’Ouest classées patrimoine mondial


Madagascar a été sous le feu des projecteurs, durant la réunion du Comité du Patrimoine mondial de l’Unesco en Arabie Saoudite. Ses sites inscrits dans ce Patrimoine mondial augmentent. Une fierté nationale. L’endémisme local très élevé des plantes et des animaux des forêts sèches de l’Andre­fana de Madagascar est reconnu comme valeurs universelles exceptionnelles. Cinq aires protégées, du Nord-Ouest au Sud-Ouest, sont, désormais, incluses dans le Patrimoine mondial de l’Organisation mondiale des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco), en plus du parc national du Tsingy du Bemaraha. L’accession à ce statut a été proclamée officiellement, le 16 septembre, à Riyad, en Arabie Saoudite, lors de la réunion élargie du Comité du Patrimoine mondial de l'Unesco. Madagascar a débuté la pré-soumission de ce dossier en 2020, si les Forêts sèches de l’Andrefana ont fait partie de la liste indicative de Madagascar, depuis l’année 2008. « C’était une bataille presque inespérée. Un travail acharné, un lobbying de haut niveau, où il fallait démontrer à la fois notre capacité à maintenir ce patrimoine et l’intérêt écologique et scientifique de ces Forêts sèches quasi uniques au Monde », a déclaré Vahinala Raharinirina Baomiavotse, ancien ministre de l’Environ­nement et du développement durable, qui est la signataire sur le dossier. Ce patrimoine mondial de l’Unesco, « Les Forêts sèches de l’Andrefana » comprend, donc, désormais, les parcs nationaux du Tsingy de Bemaraha, d’Ankarafantsika, de Mikea et de Tsimanampetsotse et les deux réserves spéciales d’Analamerana et d’Ankarana.

Indispensables

Il couvre une superficie totale de 734 298 hectares. Ces forêts sont « indispensables à la protection des écosystèmes et de la biodiversité endémique de l’île, ainsi que la diversité des systèmes évolutifs, écologiques et biogéographiques qui ont façonné un peuplement insulaire unique. ». Trois patrimoines naturels et matériels malgaches sont inscrits au Patrimoine mondial de l’Unesco. À savoir, les Forêts sèches de l’Andre­fana, les Forêts humides de l’Atsinanana, et la Colline royale d’Ambohimanga. Le défi est, maintenant, de maintenir ces patrimoines qui sont en proie aux feux de brousse et aux trafics illicites, comme le souligne Vahi­nala Raharinirina Baomiavotse. Hommage à feu Mamy Rakotoarijaona Vahinala Raharinirina Baomiavotse rend hommage à l’ancien directeur général de Madagascar National Parks, feu Mamy Rakotoarijaona, dans le cadre de cette classification des Forêts de l’Ouest dans le patrimoine mondial de l’Unesco. Il a soumis ce dossier, avec l’équipe du ministère de l’Environnement et du dévelop­pement durable, de l’Unesco et du WRI, en 2020. « Il n’est plus là pour savourer le fruit de ce travail collectif formidable, mais je tenais à lui témoigner tout mon hommage pour ce qu’il a mené avec profession­nalisme et pour cette conviction que nous avions partagée à l’époque. L’idée était de léguer, à nos générations futures, ces forêts uniques au monde, et ces ressources utiles pour leur (sur)vie et pour le territoire », déclare-t-elle.
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