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Mini-mémoire CEDS – L’intégration à la Zlecaf au révélateur

Le  groupe  Charly  a  clôturé,  hier  à  Ivandry,  la  soutenance du  mini-mémoire  Ceds.

Le groupe Charly de la promotion Radama 1er a clôturé, hier, la soutenance du mini-mémoire Ceds. Le thème de son sujet est innovant.

Opportun ou pas? C’est à cette question que le Groupe Charly de la seizième promotion du Centre d’études diplomatiques et stratégiques a essayé de répondre, hier, à Ivandry au cours de la soutenance de mini-mémoire intitulé « Les défis de la réussite de l’intégration de Mada­gascar à la Zlecaf ». Après avoir retracé la genèse de la Zlecaf, le groupe Charly encadré par l’ancien ministre de la Défense, le général Dominique Rakotozafy, a brossé les forces et faiblesses de l’économie malgache, les atouts et les lacunes, sa place par rapport au marché régional, africain des biens et services. Il y a des avantages certains pour ne citer que le Business Process Outsourcing en plein boom actuellement.

En revanche, le climat des affaires, des problèmes d’infrastructures portuaires, la corruption, le cadre juridique freinent les investissements. Ce qui génère une balance commerciale déficitaire depuis plusieurs années. Ensuite, il a émis des recommandations avant la ratification de l’accord que Madagascar a déjà signé, en 2018, à Kigali au même titre que cinquante trois pays membres de l’Union africaine.

Le sujet a captivé l’auditoire composé de plusieurs personnalités dont Hawa Ahmed Youssouf, représentante spéciale du président de la Commission de l’Union africaine, Amiraly Hassim le président du Syndicat des industries de Madagascar, Henri Rabesahala ancien ministre du Commerce et Johnny Raharindranto, coordonnateur national du projet Cadre Intégré Renforcé au ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’artisanat.

Le jury n’a pas été avare de critiques et de questions pertinentes sur un sujet capital pour l’économie. Le professeur Raphael Jakoba n’est pas allé par le dos de la cuillère en affirmant qu’il faut d’abord organiser le marché local et soutenir l’industrie locale avant de prétendre conquérir le marché continental. « Autant la Sadc a été est un cuisant échec pour Madagascar, autant la Zlecaf n’est pas du tout une opportunité pour Madagascar en l’état actuel des choses » a-t-il affirmé. Un avis soutenu par le président du SIM, Amiraly Hassim. Après avoir félicité le groupe Charly pour avoir choisi un sujet crucial, il a souligné qu’il est de l’industrie malgache comme il est du parc automobile où les 2CV occupent encore une place prépondérante.

« On importe tout et on veut vendre ailleurs. C’est impossible » a-t-il regretté.

De son côté, Hawa Ahmed Youssouf n’est pas de cet avis. « Ce n’est pas que Madagascar a des problèmes qu’il faut renoncer. Tous les pays africains ont des problèmes mais cinquante quatre ont signé l’accord. Le Rwanda n’a pas les ressources de Madagascar mais il a signé. Madagascar a tout à offrir et tout à gagner dans la Zlecaf » a-t-elle martelé. Henri Rabe­sahala et Johnny Raharin­dranto ont soutenu cette position. « Il faut attaquer et ne pas se contenter de défendre. Il y a des opportunités dans l’ouverture » affirme l’ancien ministre du Commerce qui parle en connaissance de cause. « Il faut s’ouvrir pour être compétitif. La Zlecaf offre plusieurs opportunités. Il nous appartient d’avoir l’intelligence économique pour les exploiter» conclut Johnny Raharindranto. Le groupe Charly fort de toutes ces remarques aura à retravailler certains points pour peaufiner son mini-mémoire et rendre une copie sans tâche. Le délégué général du Ceds Solofo Rasoa­rahona a annoncé la fin de l’année académique avec cette soutenance.

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