A la une

Tourisme : Clin d’œil aux investisseurs

Le président de la République déroule le tapis rouge aux investisseurs touristiques. Il promet plusieurs mesures incitatives pour faciliter et sécuriser les investissements.

Un nouveau Mada­gascar. C’est en ces mots que Andry Rajoelina, président de la République, a démarré son allocution au forum international du tourisme « Wave Madagascar », hier, au Centre de conférence internationale (CCI), Ivato.
À l’écoute de son discours, le but est simple pour le chef de l’État, amener les investisseurs touristiques, autant locaux qu’internationaux, à miser sur la Grande île afin de booster ce secteur. Pour le locataire d’Iavoloha, l’enjeu était donc de réussir à séduire le demi-millier d’opérateurs touristiques annoncé comme participant à l’événement d’Ivato, et que ses mots fassent écho à l’international.

« Le secteur du tourisme est une pierre angulaire de l’émer­gence, car il constitue un levier essentiel du développement économique, social et culturel. Le tourisme est un de nos plus grands atouts, de nos plus grandes forces », lance le Président. Le challenge à relever pour faire du secteur touristique un des piliers du développement est ambitieux. Huit-cent mille touristes par an, pour commencer est le chiffre à atteindre.
Joel Randriamandranto, ministre du Tourisme, des transports et de la météorologie indique qu’au final, l’objectif est que le secteur qui est sous sa tutelle devra couvrir, au moins, les « 15% du Produit intérieur brut (PIB) », du pays. On n’en est encore, qu’à 6% pour l’instant. Un investissement massif, non seulement, dans le tourisme, mais aussi, dans des secteurs connexes comme le transport est nécessaire pour relever le défi que l’État s’est fixé. « L’ouverture du ciel de Madagascar », a, entre au­tres, été dite dans l’allocution présidentielle.

Anticipation
C’est donc, un président de la République en mode VRP qui a déroulé le tapis rouge aux investisseurs, hier, au CCI. Mettant en avant la richesse et la singularité de la biodiversité, permettant, aisément de diversifier les activités, Andry Rajoelina a, surtout, mis l’accent sur les mesures incitatives que l’État compte prendre.

« L’État est là. Il facilitera et accompagnera vos investissements », déclare alors, le locataire d’Iavoloha. Dans son discours, en ouverture de « Wave Madagascar », le président Rajoelina parle « d’amélioration de l’environnement des affaires, de sécurisation des investissements et de mise en place d’un cadre juridique stable ». Il souligne ainsi, l’intensification de la lutte contre la corruption et la simplification des procédures.

« Nous allons mener les réformes précises pour mettre un terme à la lenteur administrative. La transparence sera un impératif. La fiscalité des affaires sera simplifiée et clarifiée. Nous y travaillons déjà avec le gouvernement et les techniciens », assure alors le chef de l’État. Parlant de lancement du tourisme de prestige, il indique que la Grande île dispose de « réserves foncières », à mettre à disposition des investisseurs, pour la construction d’hôtel de luxe « avec un cahier des charges précis mentionnant nos besoins et les délais d’exécution ».

Le souhait de l’État de collaborer avec des grandes enseignes de références internationales pour faire de la destination Madagascar, un incontournable dans l’océan Indien et l’Afrique, a été formulé par Andry Rajoelina, hier. L’allocution présidentielle touche au point névralgique du processus de développement qui concerne, aussi, le secteur touristique. Dans les travées du CCI, la sécurité des investissements et l’environnement des affaires est le principal point d’inquiétude, en plus de la sécurité physique.

Comme l’indique un membre du conseil du tourisme présent au forum, « l’anticipation est de rigueur ». Il faudra dors et déjà songer à des cursus de formation pour avoir un vivier de personnels qualifiés. Il faudra, aussi, engager des démarches à l’endroit de la popu­lation afin de lever les différents blocages et résistances, par exemple, en matière foncier. « Chaque réforme politique et d’investissement doit avoir un impact réel dans la vie des Malgaches. Le bien-être de la population est une priorité », affirme le Président. Charge à l’État de faire la part des choses pour que chaque acteur y trouve son compte.

Avec la collaboration de Garry Fabrice Ranaivoson

3 commentaires

Ce formulaire recueille votre nom et adresse e-mail afin que nous puissions valider votre commentaire. Veuillez consulter notre politique de confidentalité afin de prendre connaissance sur la façon dont nous protégeons vos informations.
Je consens à ce que L'Express de Madagascar collecte mon nom et email..

Cliquez pour commenter

  • Il est bien positif de mettre en place la collaboration avec Les grandes enseignes internationales. Mais, il faudrait penser à aider les porteurs de projets hôteliers Malagasy, aussi! Que ce soit de TANA ou de toutes les autres villes de MADAGASCAR. Ne pas dresser nous-même des limites, je voudrais dire.

    • VOUS AVEZ ABSOLUMENT RAISON MAIS L’UN N’EMPECHE PAS L’AUTRE NEANMOINS DES HOTELS DE RENOMMEE
      INTERNATIONALES SONT NECESSAIRES POUR ATTIRER LE TOURISME

  • MR LE PRESIDENT DEVRAIS SE RAPPROCHER DE LA REPUBLIQUE DOMINICAINE,EN EFFET EN 1997 LE PAYS RECEVAIS 2,5 MILLIONS DE TOURISTES IL EN RECOIT MAINTENANT PRES DE 8 MILLIONS ANNUELLEMENT POUR UNE POPULATION
    DE 11 MILLIONS D’HABITANTS EN 1997 LE SALAIRE MOYEN ETAIT DE 100 DOLLARS MENSUELS IL EST MAINTENANT DE 450 DOLLARS MENSUELS