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Feux de brousse : Les feux se propagent à Ankarafantsika

Le parc national d’Ankarafantsika brûle pour la énième fois. Les fumées sont constatées depuis la route nationale 4.

Une épaisse fumée se dégage du parc national d’Ankarafantsika. Des feux se propagent à l’intérieur de la forêt, depuis dimanche soir. Et hier encore, les responsables ont été alertés par de nouveaux points de feux.
« C’est la zone tampon dans le district de Marosakoa, district de Marovoay, qui est brûlée. Elle englobe des savanes arborées et de la forêt », indique un responsable du parc, joint au téléphone, hier. Il est aussi probable que des faunes et flores ont péri dans ce parc national de la région Boeny.

Trop occupés à éteindre les feux, les responsables du parc n’ont pas encore pu déterminer les dégâts laissés par le feu, notamment la superficie incendiée. « Le vent et l’éloignement du lieu ont rendu les travaux d’extinction difficile », rajoute la source. Il faudrait traverser une piste de 7 à 8 kilomètres pour atteindre la zone incendiée.

Il a fallu la mobilisation de la communauté locale, des forces de l’ordre et des sapeurs-pompiers de la région de Boeny, en plus des agents du parc, pour maîtriser les feux qui sont apparus dimanche.

Zone rouge
La centaine de personnes qui y a participé, est parvenue à éteindre, plus ou moins, les flammes au bout de deux jours de travail et de dur labeur. Elles sont encore sollicitées pour continuer les travaux d’extinction, avec les feux qui apparaissent depuis hier. Les causes et les auteurs du feu restent une énigme. « On sait juste que le village où les feux sont apparus, est une zone rouge à l’insécurité. On ne sait pas si ce sont des malfaiteurs qui voulaient effacer leur trace qui ont brûlé la forêt », suppose une source.

En 2017, plusieurs points de feu ont été constatés dans le parc national d’Ankarafantsika. Le défrichement pratiqué par les Antandroy qui s’invitent dans le Nord-Ouest du pays pour fuir la sécheresse dans le Sud, a augmenté les superficies du parc incendié. Depuis, des éléments de force de l’ordre effectuent des contrôles à l’intérieur du parc, pour prévenir cette pratique malsaine. Mais certains trouvent encore le moyen de détruire cette forêt.