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Assassinat à Anosizato : L’enquête sur les meurtriers piétine

Les investigations de la police sur l’assassinat des deux gardiens de Brinks, à Anosizato, la nuit du jeudi 5 septembre, n’ont donné que de très maigres indices, jusqu’ici.

Dans le dur. Les fins limiers de la police judiciaire n’ont pas encore des éléments réellement exploitables quant à l’assassinat des deux jeunes agents de sécurité de la société Brinks, survenu dans la nuit du jeudi 5 septembre, à Anosizato. L’enquête stagne sur l’identification des criminels. Bien entendu, pas de suspect et aucune arrestation n’a pu être opérée durant ces treize jours qui se sont déjà écoulés.

« Les familles des deux victi­mes, l’entourage et d’autres personnes qui les connaissaient ont été auditionnés, mais nous sommes là, encore dans le flou », apprend le commissaire Seraly Hercule, directeur de la police judiciaire, hier.

Découverte macabre
Les indices glanés restent maigres. La brigade criminelle (BC), saisie particulièrement de l’enquête, s’efforce alors de regrouper toute piste susceptible de parvenir aux assassins. Aucun renseignement de ses indics ni de ceux de bonne foi ne sera écarté, d’après les sollicitations d’un enquêteur.

Les corps sans vie des gardiens victimes du meurtre barbare ont été découverts le vendredi 6 septembre de bon matin. L’un est exactement allongé, ventre au lit, dans leur vigie en bois, en bas, et l’autre au dernier étage, sur les carreaux. Le repas de ce dernier a été laissé à son côté. Un stupéfiant a également été traîné tout près de lui.

Ces victimes, dont l’une âgée de 24 ans, se chargeaient de la garde du nouveau local de Brinks, en cours de finition, à Anosizato. Un responsable ayant fait la découverte macabre a alerté la BC et la police du cinquième arrondissement.

Les constatations des policiers ont ressorti que les deux veilleurs ont été mortellement frappés à coup de bâton ou d’autre objet, au cou. Rien n’aurait été volé dans le bâtiment, selon les renseignements recueillis. Les tueurs sont malheureusement partis sans laisser la moindre trace.

Ainsi, le mobile du crime reste entièrement dans le mystère du fait qu’il s’agissait apparemment d’un acte prémédité, comme l’a indiqué un policier informé du dossier.