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Reconfinement – Les ménages de plus en plus vulnérables

À  cause  de  la  réduction  du  pouvoir  d’achat,  les  dépenses  de  la  majorité des  ménages  sont  concentrées  sur  l’alimentation. 

L’INSTAT fait état de l’impact fort de la Covid-19 sur la consommation des ménages en raison de la perte d’emplois et de revenus.

Révélateur de crise sociale et économique. Exactement un mois après la rencontre des dirigeants politiques avec les représentants des groupements économiques, plusieurs ménages ne se remettent pas de la crise sanitaire. Le rapport de trente six pages de l’Institut National de la Statistique ou INSTAT, révélé lors de la première semaine du reconfinement total dans la région Anala­manga , rapporte la vulnérabilité actuelle de plusieurs ménages.

« Le nombre de ménages en situation d’exclusion, en dehors de tout système d’entraide sociale, risque d’augmenter », indique le rapport. Daté du mois de Juin de cette année, ce document titré « Impact de la covid-19 sur les conditions de vie des ménages », dresse une situation explosive sur la consommation des ménages. « Faute d’argent ou d’autres ressources qui pourraient avoir un lien avec la pandémie Covid-19, 63% des ménages déclarent avoir vécu au moins une crainte de ne pas avoir assez de nourriture », peut-on lire en page 24 du rapport. « 64 ,4 % des ménages ont accusé une diminution des revenus. Bien que les emplois de l’agriculture soient relativement préservés, les revenus de ces derniers sont pénalisés par la pandémie de la covid-19 au même titre que ceux des entreprises familiales non agricoles. Sur le plan économique, la situation est invivable pour plusieurs foyers qui n’ont plus les moyens de payer leurs charges et de financer leurs besoins, en raison du chômage massif dès le début de la première série de confinements au mois de mars.

Survie difficile

Le rapport de l’INSTAT illustre spécifiquement une perte d’emplois à hauteur de 34,5% en raison du couvre-feu en vigueur sur le territoire national. « La restriction des déplacements entre les régions a freiné la mobilité des travailleurs et induit inévitablement un effet néfaste sur l’emploi », précise le rapport. En abordant l’impact économique de la pandémie de la covid-19 sur l’emploi, le document publié par l’INSTAT parle notamment de « quatre branches d’activités économiques » victimes des mesures prises dans le cadre du maintien de l’état d’urgence sanitaire: la restauration et l’hébergement, le transport, la transformation et la fabrication ainsi que le commerce comptent des emplois formels supprimés ayant abouti au chômage des travailleurs. Tandis que le patronat a exigé de l’État des subventions pour financer les indemnités des travailleurs mis au chômage total ou partiel, le ministre en charge de l’économie a été ferme. « L’état ne peut pas assurer le paiement de ces subventions », a déclaré ouvertement Richard Randriamandrato en présence du Président de la République au Palais d’État d’Iavoloha le 17 juin dernier. Faute de revenus pour consommer, les ménages ne peuvent plus absorber la production locale à l’exception des produits alimentaires de premier prix pour la survie quotidienne.

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