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Pandémie – Un décalage entre les chiffres et la réalité

La  prudence  et  le  respect  des  gestes  barrières  sont  de mise  face  à l’augmenta­tion  du  nombre  de  victimes  du  coronavirus.

La deuxième semaine de reconfinement total dans la région Analamanga prend fin avec un nombre élevé de morts du coronavirus, de patients en état grave et de nouveaux cas positifs.

Rétabli à la fin du traitement de dix jours à base d’azithromycine et d’hydroxychloroquine, de vitamine C et d’antibiotique, le président du Syndicat des infirmiers et paramédicaux, Jerisoa Ralibera évoque un écart entre les chiffres sur l’épidémie et la réalité. Convaincu d’être tombé malade du coronavirus sans avoir reçu jusqu’à hier le résultat de son dépistage, il parle « d’une avancée vers l’atteinte du pic dans la région Analamanga ». C’est de son point de vue de technicien que ce syndicaliste évoque « la correspondance des chiffres annoncés à une situation réelle d’il y a cinq jours tout au plus, s’agissant des nouveaux cas positifs signalés ».

La région Analamanga qui vient d’enregistrer hier, un cas de décès supplémentaire lié au coronavirus, se trouve aux derniers jours de la seconde semaine de reconfinement total. « Le virus se disperse déjà. Les cas positifs découverts résultent des tests effectués il y a dix jours. La situation actuelle reflète alors la situation d’il y dix jours. Ce qui explique une hausse prévisible de nouveaux cas annoncés en raison de la multiplication du nombre de personnes venues se faire tester. Il n’y a que deux issues lorsqu’on contracte le coronavirus, soit le rétablissement à l’issue d’un traitement suivi, soit la mort. Le nombre de guéris et de morts suit alors le rythme du nombre de contaminés détectés dans les jours précédents. Si des chiffres sont annoncés aujourd’hui, ils se réfèrent à l’état de santé au jour du test de ces personnes qui se sont fait dépister. Si les résultats de tests se font attendre, il y a cependant le cas exceptionnel des parlementaires qui ont rapidement obtenu les leurs », explique Jerisoa Ralibera.

En crescendo

À côté du cas de décès rapporté hier, cent cinquante sept guéris sont recensés dont cent trente neuf à domicile. Trois cent soixante dix huit nouveaux porteurs de la covid-19 sont annoncés dont un chiffre-record pour la région Alaotra-Mangoro qui totalise, pour la première fois, en une seule journée soixante et un cas positifs. Les patients dans un état grave sont au nombre de quatre vingt six. « Ce nombre varie en cas de rémission ou de décès », précise la Pr Hanta Marie Danielle Vololontiana, porte-parole du Centre de commandement opérationnel de la lutte contre la covid-19. La semaine qui prend fin a vu une hausse considérable du nombre de morts du coronavirus : dix décès ont été révélés jeudi, quatre mercredi, deux mardi et deux lundi, soit dix-neuf morts au total.

Les régions en dehors d’Analamanga ne sont plus épargnées. Hier, quarante et un cas positifs ont été enregistrés dans la région Diana et cinq dans la région Atsimo-Andrefana, quatorze dans la région Boeny, huit à VatovavyFitovinany, quatre à Analanjirofo, trois dans la région Sofia, trois à Matsiatra Ambony et un dans l’Atsinanana.

On compte toutefois cent quarante guéris sur le plan national à l’heure où nous bouclons.

3 commentaires

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  • « il n’y a que 2 solutions…..soit on guérit soit on meurt…… » c’est une vérité vraie comme dirait Mr de la Palisse……
    déclaration stupide……pas besoin d’être un intello, scientifique ou autre pour le savoir !!

  •  » Mise au point  » . Nous sommes persuadés que l’épidémie est sur une courbe d’évolution cinétique en plateau des cas contaminés . L’association de l’hydroxychloroquine à l’Azithromycine a été balayé de la main par l’OMS et par des sommités mondiales comme un traitement inefficace contre le coronavirus après des essais cliniques multiples . En plus il y a les risques cardiaques non négligeables . Le CVO avec l’Artémisia n’aura pas la preuve scientifique d’un effet bénéfique positif contre le covid 19 . Tous ces témoignages crédules avec celui hier encore du président Guinéen sur France 24 tournent au ridicule . Les autorités au sommet de l’état et les responsables Médicaux aux manettes avec cette crise sanitaire préconisent de prendre l’un de ces deux protocoles de traitement dès que des patients ont des symptômes suspects de covid 19 et sans faire des tests . On ne va pas revenir sur nos explications hier sur cette stratégie de prise en charge dangereuse et contre-productive avec le risque de créer plus de clusters donc aggravation des cas contaminés et des décès . Les formes mineures de cette maladie se traitent avec uniquement des médicaments comme le paracétamol , les vitamines C , le Ravintsara en sirop et l’eucalyptus en inhalation par exemple .Les malades qui présenteront des formes graves ne représentent que 5% des cas et avec des facteurs de risque essentiellement l’âge avancé et les comorbidités comme le diabète et l’hypertension artérielle .
    Nous sommes en 2020 et nos praticiens doivent avoir toujours l’obsession des formations continues car la Médecine évolue vite , être sans états d’âmes sur l’éthique et la déontologie , éviter les conflits d’intérêts et soigner en toute conscience professionnelle sans se départir des règles de l’art .

  • PERSUADE QUE CES CHIFFRES NE REVELENT PAS LA VERITE ET LA REALITE DE LA SITUATION.

    IL SUFFIT DE FAIRE DES RATIOS DE POURCENTAGES ENTRE LA POPULATION/LE NOMBRE DE TESTES/LES CAS POSITIFS/LES CAS GRAVES D’INFECTION/ET LES DECES

    et comparer avec les resultats en europe ou ailleurs

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