Faits divers

Pillage de bois de rose – Trois inculpés comparaissent au parquet

Les deux derniers rondins saisis sur le coupeur et l’ébéniste.

Traduits devant le Parquet, un abatteur de bois de rose a été incarcéré, tandis qu’un menuisier et un gardien ont échappé à la prison, lundi, à Sainte-Marie.

Bois de rose abattu dans la forêt d’Andapa­nangoy, au Sud de Sainte-Marie, à la fin de la semaine dernière. L’auteur principal, au terme de son passage au Parquet, a été placé sous mandat de dépôt. Il a découpé l’arbre en quatre troncs d’un mètre et dix centi­mètres pour pouvoir vendre chacun à 60 000 ariary. Un ébéniste et un gardien en ont, alors, acheté trois dont deux ont été utilisés pour fabriquer un mobilier rapidement livré à un client étranger. Interrogés sur les faits, ils ont, pour leur part, bénéficié d’une liberté provisoire en attendant leur procès.

Deux rondins dont l’un a été récupéré chez l’auteur et l’autre retrouvé chez le menuisier ont servi de pièce à conviction. Verbalisés, tous les trois sont passés aux aveux, comme l’a indiqué l’officier de police Berthelie Emile Rabenandrasana, chef du commissariat de la sécurité publique de Sainte-Marie, au téléphone. En fait, c’était la police nationale qui a mené les arrestations et l’enquête s’y rapportant.

Le vendredi 12 juillet, un civil digne de foi est venu au commissariat pour l’aviser d’une exploitation illicite de bois de rose épiée à Andapa­nangoy. Dès le lendemain, vers 16h 30,
l’officier en personne accompagné du chef de cantonnement a procédé à l’interpel- lation de l’abatteur qui a, immédiatement, dénoncé ses présumés complices.

Accalmie
Les deux autres suspects ont, également, été pris en chasse le même jour et conduits au commissariat pour être mis en examen, selon d’autres précisions.
Des pilleurs semblent profiter de l’accalmie des bruits de voix minant le trafic des bois précieux pour poursuivre leurs activités néfastes. Selon des sources civiles et policières, l’abattage continue, notamment dans la Sava.

« Le décret de mars 2010, portant sur l’interdiction de coupe, d’exploitation et d’exportation de bois de rose (Dalbergia maritima) et bois d’ébène, suivi d’une ordonnance en 2011 accentuant la répression des infractions y afférentes est ignoré », martèle une organisation non gouvernementale, luttant pour la protection de la biodiversité.

« Cette récente arrestation opérée sur l’île Sainte-Marie devrait effectivement rappeler cela à tous les acteurs de la filière bois dans cette contrée », suppose-t-elle.

 

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