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Conseil de réconciliation – Des vice-présidents accablent Rabotoarison

Dans un communiqué en date du 14 juillet, des vice-présidents du FFM révèlent que l’institution est sérieusement endettée.

Scandale. C’est en tout cas ce qu’on peut tirer des réactions face aux commentaires des internautes sur les réseaux sociaux concernant une publication sur le Conseil de réconciliation Malagasy (FFM). Le sujet semble, cependant, plus relever d’un clash entre les membres du bureau permanent de l’institution, sur fond de modalité de remboursement des dettes.
Dans un communiqué en date du 14 juillet, trois vice-présidents du FFM à savoir, Albert Ramarolahy, pour la province de Fiana­rantsoa, Laurent Ratsara, pour Toamasina et Cyrille Fida, au titre de la province de Toliara, révèlent que l’institution réconciliatrice est sérieusement endettée. Une dette qui, d’après la missive signée, également, par Benjamin Razafimaharo, rapporteur général du Conseil, concerne les années 2013, 2014 et 2015. Une période qui correspond au mandat des membres actuels de l’institution.
Jusqu’à la mise en place du FFM-nouveau qui attend encore l’adoption du projet de loi sur la réconciliation, les membres actuels de l’institution d’Ampefiloha sont toujours en place. D’après le communiqué de jeudi : « En tant que Rayamandreny et réconciliateurs, il nous est difficile d’endosser la honte causée par les dettes du FFM durant les années 2013, 2014 et 2015. (…) Nous estimons que ces arriérés doivent être payés sans attendre, selon les moyens à disposition (…) ».
Selon une source avisée, cette dette relève, entre autres, de factures impayées de prestataires de service et de fournisseurs auprès de l’institution réconciliatrice. « Pour régler la question et résoudre les autres problèmes, nous demandons une direction collégiale jusqu’à la mise en place du FFM-nouveau », ajoute la missive du 14 juillet.

Réponse
Dans leur communiqué, les trois vice-présidents du Conseil de réconciliation Malagasy semblent designer un responsable de l’endettement de l’institution. Tout en se dédouanant de toute responsabilité, les trois membres du bureau permanent du FFM laissent entendre une mauvaise gestion de la part du général Sylvain Rabotoarison, président de l’institution réconciliatrice.
« Il est à souligner que le président du FFM est le seul ordonnateur financier. Il est donc, le seul à décider du paiement ou non des arriérés. En trois ans, pourtant, aucune dette n’a encore été payée », rapporte le communiqué.
En réponse, le général Rabotoarison parle d’un « manque de culture » de la gestion des finances publi­ques chez certains membres du bureau permanent de l’institution, pour dire qu’il existe des ordonnateurs secondaires. À lui d’ajouter que pour l’année 2013, « le budget du FFM n’était pas prévu dans la loi de finance et les années suivantes, comme les autres institutions, nous avons été soumis à la restriction budgétaire ».
Dans sa réaction, le numéro un des réconciliateurs dénonce, surtout, une pression pour le paiement des arriérés « d’une » prestataire, en particulier, à hauteur de 70 millions d’ariary. « Jusqu’ici aucune pièce valable n’a été fournie pour justifier un tel montant du à un fournisseur. Je tiens, néanmoins à  souligner que 30 millions d’ariary lui ont déjà été versées. Quid des autres prestataires donc, et pourquoi elle seule doit être immédiatement payée   », ajoute-t-il.
Il y a plusieurs mois, le FFM a déjà été agité par des problèmes d’abus et de détournements de biens de l’institution. Ce qui a conduit à une refonte de son bureau permanent. Un épisode qui avait fait scandale, étant donné que l’un des principaux critères de sélection des réconciliateurs est leur sens moral censé être exemplaire. En prévision de la mise en place du FFM-nouveau, ce feuilleton financier devrait amener à réfléchir sur la manière de composer l’équipe des nouveaux réconciliateurs.

Garry Fabrice Ranaivoson

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