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Administration publique – Le fisc priorise la chasse à la fraude

Un nouveau défi pour atteindre 14% de recouvrement fiscal en 2019, est lancé. La direction générale des impôts mise sur la lutte contre la fraude fiscale et la transparence.

La chasse est ouverte. La direction générale des impôts (DGI) vient de définir son plan quinquennal, hier. Avec ce programme, le fisc compte atteindre l’objectif fixé par la politique nationale du développement, qui est de 14% du produit intérieur brut (PIB).  Pour ce faire, il n’ira pas par quatre chemins, mais s’attaquera au mal, à savoir la fraude fiscale. « L’élargisse­ment de l’assiette fiscale par la lutte contre la fraude fiscale la plus grave, la mise en place d’une unité de renseignements auprès des services fiscaux, et le recensement de l’informel s’inscrit pleinement dans cette orientation stratégique », indique le communiqué de la DGI.
Madagascar figure parmi les pays africains qui présentent un très faible taux de recouvrement des impôts. L’amélioration de l’efficacité de la douane et du fisc fait partie des recommandations successives de nos bailleurs de fonds. Selon la loi des finances, les recettes fiscales nettes escomptées pour 2016 sont à hauteur de 3429,1 milliards ariary, soit un taux de pression fiscale de 10,4%. Il s’agit d’une augmentation en volume de 20,6% des recettes fiscales, contre une estimation à 2843,6 milliards d’ariary pour 2015.
Pour gagner la confiance des contribuables, l’administration fiscale mise sur la transparence. Elle s’engage ainsi à publier régulièrement des compte-rendus de ses activités, de ses résultats, et des informations utiles à ces derniers. À cela s’ajoutent l’amélioration de la qualité de service, la mise en place des centres fiscaux pour se rapprocher davantage des censitaires, ainsi que l’amélioration de la sécurité juridique offerte aux opérateurs économiques.
La DGI fera appel à des services externes pour faire une évaluation de ses services auprès des imposables. « Cette mesure est prise pour promouvoir la transparence au niveau de la direction, et améliorer la qualité des services offerts aux contribuables. Nous allons alors faire appel à des entreprises qualifiées pour cette action »,  a fait savoir Iouri Garisse Razafindrakoto, directeur général des impôts, hier. À en croire ses déclarations, « des discussions sont déjà engagées avec quelques organisations, notamment Transparency International et l’Institut national des statistiques (Instat). Ces derniers ont en effet l’expérience nécessaire pour l’évaluation de la qualité de travail », a-t-il avancé.

Lova Rafidiarisoa