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Transgenre – Une victime de l’homophobie témoigne

Virginie garde avec amertume les souvenirs de  violence dont elle a  été victime.

L’homosexualité prend, petit à petit, place dans la société. Beaucoup ne tolèrent pas encore leur existence.

Virginie, une personne transgenre, garde avec amertume, les souvenirs de violence, dont elle a été victime, il y a une semaine, selon ses témoignages. « Je marchais sur le trottoir d’Antaninarenina, tranquillement, lorsqu’un tout terrain, vitres fumées, s’est arrêté. Un homme grand et musclé est sorti du véhicule. Il m’a tabassé et m’a mis K.O à terre. J’ai failli ne pas me relever. Les talons de mes chaussures ont été cassés. Je n’ai pas pu travailler cette nuit-là. Je suis tout de suite rentrée, chez moi, étant très étourdie. », témoigne cette professionnelle de sexe.

Virginie, née homme, mais qui s’est transformée en femme, dans sa jeunesse, pense être victime de l’homophobie. « En partant, ils se sont moqués, en me voyant, K.O à terre. », enchaîne-t-elle. C’était, hier, dans le cadre de la célébration de la journée mondiale contre l’homophobie.

Les violences physiques ou psychologiques envers les homosexuels sont fréquentes. Certains se font agresser, d’autres sont rejetés par leur famille.

Une autre histoire

Leur existence commencerait, toutefois, à être tolérée dans la capitale, d’après l’appréciation de Balou Chalat Rasoanaivo, de l’association des Lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres (LGBT) à Madagascar.

Dans les autres provinces, c’est toute une autre histoire. « Des homosexuels victimes de violence déposent plainte, mais ils n’obtiennent pas gain de cause. Leurs plaintes ne sont même pas considérées, ils sont méprisés par des forces de l’ordre, pour leur homosexualité. Récemment, des habitants de Sambava ont dénudé un homosexuel, dans un lieu public, pour le fait qu’elle soit une travestie. Mais personne n’a réagi », tonne-t-elle.

L’homosexualité gagne du terrain à Madagascar. De plus en plus de jeunes, homme notamment, changent de genre, pour devenir femme. Il n’y a pas de chiffres officiels sur leur effectif. On sait juste que seize associations de LGBT existent à Madagascar. Ils revendiquent leur protection. « Nous ne réclamons pas le mariage pour tous. Mais, juste, notre protection. », insiste Balou Chalat Rasoanaivo.

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