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Hydrocarbures – Les pétroliers dans le pétrin

Les  compagnies  pétrolières  perdent  2000 ariary  par litre de  carburant vendu.

La bulle a explosé. Les compensations financières de l’État au profit des pétroliers ont atteint un pic inimaginable. Mais la hausse des prix du carburant reste un sujet socio-économique sensible.

CHANGEMENT incroyable. Ceux qui ont passé du côté de la route des hydrocarbures à Ankorondrano l’ont remarqué. Une station-service vient d’être construite. Mais quelques jours plus tard, tout a été démantelé. Alors que tout le monde s’attendait à une cérémonie d’inauguration en grande pompe. « Il est pour le moins stupide d’investir pour vendre à perte pour deux mille ariary par litre de carburant. Voilà pourquoi, ils ont mis entre parenthèses ce projet » se confie un habitué de cette filière. Avant de dévoiler que l’État doit aux pétroliers, y compris les charges financières de la Jirama, mille milliards d’ariary d’impayés. Un trou financier qui commence à se faire sentir dans la trésorerie de ces grandes entreprises.

Pour autant, selon les convictions de notre interlocuteur, « il n’est pas question qu’une enseigne ou une autre envisage de quitter le pays. C’est de la pure spéculation ». Mais il faudra trouver des solutions dans les plus brefs délais. Pour les ramener sur le droit chemin.

Recours au FMI

Le Groupement de s pétroliers , GPM, entend faire valoir la situation de ses membres auprès de la délégation du Fonds monétaire international, FMI, conduite par Frédéric Lambert, pour faire la seconde revue du programme scellé sous le sceau de la Facilité élargie de crédit, FEC. Il se peut que tout se décante d’ici la fin du mois. Le conseil des ministres de ce jour pourrait être décisif dans ce sens.

Il existe deux dossiers importants. Les réformes structurelles pour Air Madagascar et la Jirama. Pour la première, il est à noter qu’elle a déjà abandonné la location du B 787- 900, le fameux Dreamliner d’ Air Europa ou d’Ethiopian Airlines, faute de liquidités, pour rassurer les locataires de ce type d’appareil. Pour la Jirama, c’est l’éternel retour à l’obscurité et à la sécheresse pour ses abonnés. Tout le monde se tourne alors vers le projet de loi de finances rectificative pour y voir un peu plus clair. Les premières escarmouches avec les émissaires du FMI auront lieu ce jour. Sauf changement de dernière minute.

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