Economie

Crise sanitaire – Les employés d’Ambatovy stigmatisés

Descente du ministre Fidiniavo  Ravokatra à Ambatovy.

Bouc émissaire. Le syndicat FISEMA dénonce la stigmatisation dont souffrent les employés d’Ambatovy actuellement. Cette stigmatisation prend la forme d’une persécution des employés et de leur famille, fait savoir un communiqué du syndicat. À Arivonimamo, une personne s’est vu être recherchée par les autorités juste parce qu’elle travaillait pour un sous-traitant pour le projet. À Toamasina, les locataires sont expulsés et les enfants des employés sont refoulés des écoles. Pour le FISEMA, la raison de cette stigmatisation est la mention explicite d’Ambatovy dans les communications officielles. « Soit on indique le nom des entreprises où travaillent toutes les personnes contaminées comme pour Ambatovy, soit on tait leur nom », peut-on lire dans le communiqué. Le FISEMA fustige également les médias qui indiquent que les employés d’Ambatovy et leur famille ont rejoint clandestinement d’autres régions de l’île. Le syndicat explique par ailleurs que l’arrêt des activités sur les sites de Moramanga et de Toamasina a commencé le 24 mars. « La production s’est arrêtée totalement le 6 avril », précise le FISEMA.

Le ministre des Mines et des ressources stratégique Fidiniavo Ravokatra s’est rendu sur le site à Toamasina en fin de semaine pour constater la situation. Il a rencontré à cet effet les responsables du projet qui ont expliqué que les employés ont été envoyés en confinement depuis plusieurs semaines. Cent cinquante personnes restent sur le site à Toamasina pour la maintenance des installations, des employés qui n’ont aucun contact avec l’extérieur.