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Consommation – Un fournisseur de riz périmé sanctionné

Du riz impropre à la consommation a causé des maux de ventre au village d’Akamasoa. 

Le fournisseur de sacs de riz périmé chez Père Pédro est sanctionné. Des protégés de ce philanthrope auraient présenté des problèmes digestifs en consommant ces produits.

Des protégés du religieux Pédro Opéka, au village d’Akamasoa, ont eu des maux de ventre, après avoir consommé du riz « périmé » à la cantine scolaire, selon un responsable de l’association. « Nous avons déjà commencé à le consommer, car nous n’avons pas su que ce riz n’était plus bon à manger», explique la source.
Ces céréales auraient contenu des impuretés, ils auraient été crasseux. Un candidat à la députation dans le district d’Avaradrano qui est passé dans ce village, aurait avisé le ministère du Commerce et de la consommation.

Ces denrées provenaient d’un dépôt du marché d’Anosibe. Le fournisseur est sanctionné pour avoir stocké et commercialisé du riz non consommable. Le procès-verbal d’infraction a été prononcé, hier. Ce commerçant écope d’une amende. « Il devra verser le quintuple du prix des produits. Et ses produits seront brûlés », informe Fifaliana Nomenahary Rasolofo­mandimby, directeur de protection des consommateurs auprès de ce ministère.

Consignation
Soixante-treize sacs de riz de 50 kilos périmés ont été enregistrés. Quarante-et-un ont été interceptés au stockage du Père Pédro et trente-deux au dépôt du commerçant. Au cours de cette semaine, le ministère a procédé à la « consignation », de l’entrepôt. Le propriétaire ne s’est présenté que quelques jours après la convocation du ministère. Pour expliquer l’existence de ces produits, il aurait parlé de « négligence de ses employés». Après quoi, le commerçant a pu reprendre ses activités.

Les produits périmés abondent sur les marchés, qu’ils soient consommables ou non. Le ministère cite, entre autres, des couches-culottes, des produits cosmétiques, de la colle et, de la peinture. Mais jusqu’ici, on entend très peu de fournisseurs ou de commerçants punis pour avoir vendu des produits périmés au grand public.

« Nous effectuons des contrôles inopinés. Nos contrôleurs doivent être munis de badge et présenter un ordre de mission », enchaîne la source. Les contrôleurs ne seraient pas toujours les bienvenus dans les entreprises. Ces dernières se méfient des usurpateurs.

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