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INSÉCURITÉ ALIMENTAIRE – Cent vingt morts à Ambatolava Vangaindrano

Les enfants sont les plus vulnérables à l’insécurité alimentaire.

L’insécurité alimentaire met en danger de mort les habitants d’Ambatolava, une commune du district de Vangaindrano. Ceux-ci appellent à l’aide.

Des enterrements se déroulent presque, quotidiennement, dans la commune rurale d’Ambatolava, dans le district de Vangaindrano. Plus de cent vingt personnes ont succombé à la famine, depuis février, d’après le bilan provisoire, établi en ce mois d’avril, et envoyé aux autorités centrales. La plupart des victimes, des enfants, des jeunes, des adultes, ont été intoxiquées par des plantes non comestibles, d’autres n’ont pas survécu, n’ayant rien à manger depuis plusieurs jours. «Ils ne trouvent rien à manger, alors ils se rabattent sur ce qu’ils trouvent dans la forêt, comme les ignames sauvages. En consommant ces tubercules toxiques, leurs corps se mettent à enfler, leur état de santé se dégrade et ils meurent, quelque temps après», témoigne Jean Martin Vina, maire d’Ambatolava, joint au téléphone, hier.
Le nombre de décès continue d’augmenter. Deux autres enfants et deux autres adultes n’ont pas survécu à l’empoisonnement alimentaire et ont été inhumés, hier et avant-hier. Dans le centre de santé de base (CSB), des personnes intoxiquées ont besoin de soins, d’autres souffrent de malnutrition aiguë modérée, ou sévère. Le nombre de personnes touchées par la famine est estimé à près de trois mille. Quatre cent personnes ont fui cette commune. Elles sont parties à Midongy Atsimo ou dans d’autres communes où il y a de quoi se mettre sous la dent. À Ambatolava, elles ont peu d’espoir de survivre. «Les paysans n’ont pas de source de revenu. L’agriculture n’est pas très rentable», lance Jean Martin Vina. L’insécurité alimentaire s’est aggravée, après le passage de plusieurs cyclones dans le Sud-est, en 2022 et en janvier 2023. «Il est nécessaire de créer un barrage, pour irriguer les champs de culture», propose le maire d’Ambatolava, comme solution. En attendant l’éventuelle réalisation de ce projet à long terme, les habitants d’Ambatolava demandent de l’aide. Ils espèrent recevoir, le plus vite possible, le soutien dont ils ont cruellement besoin, pour échapper à la mort. «Les vivres sont les bienvenus. La mise en œuvre du programme Argent contre travail pourrait aussi sauver la population dans notre commune», suggère-t-il.

 

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