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Editorial

Coronaleen

Confinement ou non? À l’heure où la Covid-19 amorce un retour fulgurant, on revient à un éternel dilemme « coronaleen ». Que faire pour juguler cette pandémie qui a tout détruit? Va-t-on la laisser faire ce qu’elle veut ou on se résoudra à la mettre hors d’état de nuire? Entre la santé de la population et la santé de l’économie, il est difficile de trouver un point de contact entre deux droites parallèles. La décision n’a jamais été facile à prendre. Finalement l’État a choisi de sauver des vies en instaurant le confinement. Il n’a pas eu tort même si l’économie a payé cash les frais de cette décision. Un nouveau confinement achèvera le peu qui reste estiment des acteurs économiques. L’État est de nouveau face à un cas de conscience. Mais le seul paramètre qui doit dicter sa décision est la préservation de la vie des gens. De toutes façons, il n’y a plus grand chose à faire pour l’économie. Il faudra mettre plusieurs années pour la remettre dans le sens de la marche. Autant donc se donner tous les moyens pour tenter de limiter les dégâts, réduire le nombre de morts.

Si on a pu plus ou moins tenir le coup jusqu’ici, c’est que l’État a pris la bonne décision. Pour s’en convaincre, il suffit de voir les statistiques de certains pays qui n’ont jamais voulu plonger dans le confinement à l’image du Brésil ou de la Grande-Bretagne. Dans ces deux pays, on compte en moyenne deux mille morts par jour en ce moment. On se rappelle de l’entêtement du président brésilien Bolsonaro et du premier ministre britannique Boris Johnson de ne pas adopter le confinement. Aujourd’hui ces deux pays se débattent contre l’épidémie devenue totalement incontrôlable.

Il en va de même du vaccin contre le coronavirus dont le commerce est stoppé par l’apparition d’effets secondaires pour certains types de vaccin. Il y a au moins huit types de vaccin sur le marché. Il y en a qui sont très efficaces, d’autres non. Mais l’État doit chercher tous les moyens de défense pour protéger sa population contre une hécatombe. Si le vaccin est la panacée, le devoir d’un État digne de ce nom est de permettre à ses citoyens de s’en procurer. Ensuite c’est le choix délibéré de chacun de se faire vacciner ou pas. Mais comme un individu non vacciné est un danger ambulant pour les autres, la vaccination pourrait être obligatoire. Le tout est de savoir faire le bon choix, flairer le vaccin miraculeux.

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