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PPN – Le prix du riz « fixé » à 1800 ariary

La flambée du prix du riz est réelle.

Le conseil des ministres entend mettre des balises sur le prix des PPN qui a connu une flambée ces derniers jours.

Dissiper les craintes. «Le prix du riz baissera d’ici la fin de la semaine». La ministre de l’Industrie du commerce et de l’artisanat, Lantosoa Rakotomalala, a fait une déclaration choc hier en marge d’une rencontre avec le secteur privé. La déclaration a été suivie par le communiqué du conseil des ministres qui va plus loin en avançant que le prix du riz ne doit pas dépasser 1800 ariary le kilo. Il est dit que des sanctions sévères seront prises à l’encontre de ceux qui profitent de la situation pour augmenter le prix. La ministre de faire savoir que tout le circuit de distribution sera passé à la loupe pour identifier les spéculateurs. «Nous avons la liste des importateurs.

Nous vérifions les factures à leur niveau. Nous faisons de même pour les grossistes et les détaillants», a lancé Lantosoa Rakotomalala qui promet des résultats immédiats. Elle a par ailleurs tenu à rassurer sur le stock de riz.

«Nous revenons de Toamasina et nous pouvons affirmer que le pays a assez de stock de riz et de PPN», a-t-elle lancé. Du côté de la production nationale, le ministre de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche, Lucien Ranarivelo, a assuré que la récolte de cette année sera bonne malgré les intempéries.

Six mois

«L’eau s’est retirée rapidement. Cela a permis de sauver une bonne partie de la récolte », a-t-il souligné en marge d’une conférence.

« Nous avons également pu planter de nouveau. Le ministère, avec l’aide du BNGRC (Bureau national de gestion des risques et des catastrophes), a envoyé des semences dans les zones touchées». La rencontre d’hier a vu la participation des opérateurs économiques impliqués dans l’approvisionnement du pays PPN, des importateurs aux compagnies de transport maritime. D’après la ministre, il a également été question de la prévention des éventuels impacts de la pandémie de coronavirus sur l’importation de ces produits. «Le ministère travaille pour qu’il n’y ait pas de pénurie sur le marché intérieur», a déclaré Lantosoa Rakotomalala qui affirme que le pays dispose d’un stock de PPN de six mois. Quoi qu’il en soit, elle a indiqué qu’une partie de la hausse actuelle des prix sur les étals est attribuée à une hausse des prix sur le marché à l’international, couplée à la dévaluation de l’ariary. Un contrôleur du commerce a indiqué que le stock est calculé sur la déclaration des opérateurs par rapport à l’estimation de consommation mensuelle nationale.

 

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