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Infrastructures – Galère sur plusieurs routes nationales

Les routes nationales à Madagascar sont en difficulté en période sèche et surtout lors de la saison des pluies.

Avec la pluie, les routes nationales 13, 5, 6 et celle reliant Tsiroanomandidy à Maintirano sont quasi-impraticables. Les voyages s’éternisent et sont exténuants.

DIFFICULTÉS immenses. « Mijaly izahay vahoaka » en traduction libre « Nous souffrons ». Rejoindre Taolagnaro depuis la capitale s’avère agité et coûteux pour les usagers de cette route nationale ». C’est en ces termes qu’un voyageur habitué de la route nationale 13 décrit en premier lieu son parcours de combattant. « À croire qu’il n’y a pas d’État dans cette partie de l’île. Et ce, depuis des années » se plaint Fernand Jaha. « La portion de route reliant Ihosy à Ambovombe est dans une dégradation sans précèdent avec le tiomena ou poussière rouge qui se transforme en de la boue. Et je ne vous parle pas des risques d’insécurité avec les attaques de dahalo entre Betroka et Isoanala. On dit souvent que les dahalo ciblent les voyageurs selon des informations transmises en réseau, mais pour nous, le risque est permanent car les habitants de ces fins fonds de brousse n’ont plus à manger avec la sécheresse, et se défoulent sûr les voyageurs » témoigne-t-il. Depuis Toliara Andranovory, le scénario est pire. Un originaire de Taolagnaro explique.

« Nous avons mis quatre jours pour parcourir Antanana­- rivo jusqu’à Taolagnaro en 4×4 Prado. Le choix de contourner à Andranovory et prendre la RN10 est motivé par la peur d’insécurité au niveau de Betroka. La pluie nous a retardés car la boue épaisse s’accumule sur les pneus et réduit la capacité de la voiture à avancer. De plus, la route partout est engloutie par l’eau. Il faut tirer, pousser et chercher des moyens pour faire sortir les véhicules coincés » explique James Rafanomezantsoa, un originaire de Taolagnaro mais travaillant dans la capitale.

Ailleurs

Depuis Andranovory, en passant par Betioky et Beahitse avant d’atteindre Ampanihy jusqu’à Beloha, il dit avoir pris des déviations. « À un certain moment, nous nous sommes perdus et nous avons rencontré des gens survenus de nulle part avec des haches et des couteaux. On leur a fait savoir que nous étions perdus et ils ont bien voulu indiquer la piste menant à la route nationale » raconte le monsieur. Il dit avoir donné dix mille ariary en échange de cette information, et surtout par peur de leur survie. Des camions sont rapportés être coincés depuis des jours. Au nord-ouest, « la route de l’impossible », 400km reliant Tsiroanomandidy à Maintirano, est également très problématique. Seuls les 4×4 peuvent faire le trajet mais ces véhicules se retrouvent dans la galère avec la pluie et la route qui n’a jamais connu de réhabilitation. Ils mettent parfois jusqu’à cinq jours pour atteindre le chef-lieu de la région Melaky. Sur la route nationale 6, menant vers Ambilobe, les déboires des taxi-brousses et camions ne sont pas des moindres. « Nous demandons l’État à voir de très près ce qui se passe sur cette route. C’est invraisemblable » crient les passagers des taxibrousses. La RN5, reliant Soanierana-Ivongo à Maroantsetra, a fait l’objet de plusieurs promesses mais n’a jamais été considérée. Les habitants ont cessé de se plaindre.

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