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Brigade Andoharanofotsy – Décès d’un suspect placé en garde à vue

L’individu décédé habitait à Andoharanofotsy même, où le vol avec effraction a été commis.

Un individu arrêté pour vol avec effraction s’est évanoui en cellule de sûreté. Conduit chez le médecin, il n’a pas survécu.

Mort dramatique d’un suspect placé en garde à vue à la brigade territoriale de la gendarmerie à Andoha­ranofotsy. Victime d’un malaise subit tôt le matin, hier, le trentenaire s’est évanoui en cellule de sûreté. D’emblée, il a été évacué au Centre de Santé de Base II (CSBII) d’Andoharanofotsy, mais sa vie ne tenait plus qu’à un fil. Le médecin sur place a eu beau tenter l’impossible pour le sauver, mais le malheureux avait déjà rendu l’âme lorsqu’il a été pris en main pour réanimation.

Ces scènes de désolation se sont produites aux alentours de 6h30. L’individu ayant succombé a été arrêté pour vol avec effraction aux préjudices d’un atelier d’ébénisterie. Il était accompagné de deux de ses comparses au moment des faits.

Dépressif
Alors que ces derniers ont réussi à prendre la fuite lorsque l’alerte a été donnée, le défunt s’est fait arrêter. Sous l’emprise de l’alcool, il n’a pas pu prendre les jambes à son cou comme ses complices.

Sitôt pris dans le filet, il a été conduit à la brigade territoriale de la gendarmerie à Andoharanofotsy où il a été soumis au feu roulant de questions et placé en cellule de sûreté. Le lendemain, à l’aube, aux alentours de
5 heures du matin, les enquêteurs au sein de la brigade l’ont fait sortir pour qu’il les conduise jusqu’à la tanière de ses deux complices en fuite. À leur arrivée sur les lieux, les deux autres individus impliqués dans l’affaire se sont évanouis dans la nature sans laisser de traces. Dépité devant le fait de devoir payer seul le prix de l’acte pour lequel il a été pris en flagrant délit, le défunt a commencé à manifester des signes de dépression selon les informations recueillies.

Ramené en cellule de sûreté pour la suite des enquêtes préliminaires, il s’est soudainement effondré pour aussitôt perdre connaissance. Les témoignages de ses compagnons de cellule révèlent qu’il n’a fait l’objet d’aucune maltraitance, mais extériorisait, en revanche, des signes de dépression. Le constat du médecin révèle de surcroît qu’il n’y a aucune blessure ni hématome sur la dépouille.

Connu des gendarmes de la brigade territoriale d’Andoharanofotsy, le défunt habitait dans les environs. Le corps a été remis à sa famille après constat.