A la une Social

Anosibe et Anosizato – Les marchands de rue affrontent les forces de l’ordre

Quatre manifestants ont été embarqués par les forces de l’ordre.

Les marchands de rue d’Anosibe et d’Anosizato contestent leur retrait dans les rues. En conséquence, des véhicules ont été endommagés et quatre personnes arrêtées.

Corde raide entre les marchands de rue et les forces de l’ordre. Un vif affrontement a eu lieu, hier soir, à Anosibe. Les marchands contestent la position des policiers sur l’assainissement des rues. La circulation a été coupée à partir de 19h. Les manifestants ont commencé à lancer des pierres. Bon nombre de personnes n’ont pas pu rejoindre leur foyer à temps. Des véhicules ont été endommagés. Des pare-brise ont été cassés et d’autres complètement fracassés. Quatre manifestants ont été arrêtés par les gendarmes vers 21h. Selon le Colonel Anissé Randrianarivelo, commandant de groupement Analamanga, cinq voitures ont été endommagées hier soir, mais celles qui ont pu se sauver n’ont pas été comptées.

La situation a été maîtrisée vers 20 h30, suite au lancement de gaz lacrymogène. Les forces de l’ordre sécurisent le marché d’Anosibe. « Il faut protéger à tout prix, le marché d’Anosibe car les profiteurs ne manquent pas dans des manifestations de ce genre. Nous sommes encore en train de faire tous les bilans », affirme-t-il. Lorsque la rue a été complètement dégagée, le silence régnait à Anosibe. Il ne restait qu’un pneu brûlé, des pierres et des poubelles dispersées.

Condition
D’après Solofo Ramahandrimanana, délégué du 4e arrondissement, la manifestation a été provoquée par le mécontentement des marchands. Le souci de chacun d’entre eux repose sur leur gagne-pain au quotidien. La plupart ont accepté de débarrasser leurs étalages, très tôt le matin. D’autres ont marmonné, mais ont suivi la disposition. Des kiosques de téléphonie mobile, des maisonnettes en bois et même une boucherie construite en dur ont été démantelés à Anosibe. L’inexistence de place pour continuer leur occupation quotidienne les inquiète. « Nous acceptons de nous retirer. Mais où irons-nous? Si on nous donne des places, nous sommes prêts à nous déplacer. C’est notre gagne-pain au quotidien », affirme Haja, un vendeur de barre de savon.

Vers 16h, les marchands d’Anosizato Atsinanana ont déjà commencé à hausser le ton et ont brandi une banderole affirmant de les laisser commercialiser dans la rue. Tahina Herilaza, commandant de compagnie qui guidait l’opération affirme que ces marchands de rue pensent, qu’après tant d’années, commercialiser dans la rue est devenu un droit or c’est formellement interdit par la loi. « Nous les avons conscientisés dans le calme que l’État a réhabilité toutes les rues de la capitale et les marchands doivent suivre la loi », affirme-t-il. Il ajoute que c’est la responsabilité de la Commune urbaine d’Antananarivo de trouver des endroits pour les installer.

1 commentaire

Ce formulaire recueille votre nom et adresse e-mail afin que nous puissions valider votre commentaire. Veuillez consulter notre politique de confidentalité afin de prendre connaissance sur la façon dont nous protégeons vos informations.
Je consens à ce que L'Express de Madagascar collecte mon nom et email..

Cliquez pour commenter

  • dans un pays qui offre peu d’emploi c’est aussi leur gagne pain ………il est necessaire d’y reflechir et ne pas donner d’opportunites a ces hommes et femmes qui nourissent leur famille tant bien que mal la police doit etre plus humaine