Une petite révolution se prépare au sein de la compagnie aérienne. Air Madagascar devrait reprendre la main après la démission du DG Besoa Razafimaharo. Il aura passé deux ans deux mois et sept jours à la tête d’Air Madagascar. Besoa Razafimaharo n’est plus le directeur général d’Air Madagascar. Il a démissionné de son poste le weekend dernier selon une source proche du dossier. Le conseil d’administration de la compagnie se réunira demain toujours d’après la même source qui annonce de grands changements, sans donner plus de détails. Le départ du directeur général devrait faire partie de tout un processus qui mènera vraisemblablement à la diminution de l’actionnariat d’Air Austral dans la compagnie nationale comme le confirme Marie-Joseph Malé dans une interview accordée au magazine spécialisé réunionnais TourMag. C’est la partie réunionnaise, détenant 45%, qui avait nommé Besoa Razafimaharo à la tête d’Air Madagascar, lui assurant la direction. Mais le non respect des engagements pris par le nouveau gouvernement, notamment la clause de non concurrence au nom de l’Open sky, a obligé les deux parties à faire évoluer les accords. « Puisqu’ils veulent "davantage d’autonomie", puisqu’ils veulent quelque chose de plus "prestigieux, plus ambitieux", puisqu’il faut toujours "garantir" le versement des 25 millions restants, nous leur avons demandé de recapitaliser la compagnie, quitte à perdre pour nous une part de l’actionnariat », a lancé le directeur général d’Air Austral. « Nous sommes même prêts à leur abandonner une partie du management tout en garantissant notre expertise et notre savoir-faire. Nous en sommes là ! », a-t-il précisé. Quoi qu’il en soit, Marie-Joseph Malé n’entend pas pour autant se retirer totalement d’Air Madagascar. Justification La démission de Besoa Razafimaharo ponctue un partenariat stratégique entre Air Madagascar et Air Austral qui n’a finalement jamais pu décoller, du moins aux yeux des observateurs car depuis le début de l’aventure, les deux compagnies n’ont eu de cesse de justifier le bien fondé du partenariat aussi bien du côté malgache que du côté réunionnais. « En deux ans, grâce à notre expertise, il y a eu un nombre considérable d’améliorations chez Air Madagascar. La compagnie avait, il y a 3 ans, 6 avions qui étaient opérationnels. Actuellement, il y en a une dizaine », a souligné le directeur général Marie-Joseph Malé. Les turbulences par lesquelles sont passées la joint-venture et surtout les choix stratégiques du nouveau gouvernement ont finalement eu raison de l’optimisme affiché jusqu’ici.
Une petite révolution se prépare au sein de la compagnie aérienne. Air Madagascar devrait reprendre la main après la démission du DG Besoa Razafimaharo. Il aura passé deux ans deux mois et sept jours à la tête d’Air Madagascar. Besoa Razafimaharo n’est plus le directeur général d’Air Madagascar. Il a démissionné de son poste le weekend dernier selon une source proche du dossier. Le conseil d’administration de la compagnie se réunira demain toujours d’après la même source qui annonce de grands changements, sans donner plus de détails. Le départ du directeur général devrait faire partie de tout un processus qui mènera vraisemblablement à la diminution de l’actionnariat d’Air Austral dans la compagnie nationale comme le confirme Marie-Joseph Malé dans une interview accordée au magazine spécialisé réunionnais TourMag. C’est la partie réunionnaise, détenant 45%, qui avait nommé Besoa Razafimaharo à la tête d’Air Madagascar, lui assurant la direction. Mais le non respect des engagements pris par le nouveau gouvernement, notamment la clause de non concurrence au nom de l’Open sky, a obligé les deux parties à faire évoluer les accords. « Puisqu’ils veulent "davantage d’autonomie", puisqu’ils veulent quelque chose de plus "prestigieux, plus ambitieux", puisqu’il faut toujours "garantir" le versement des 25 millions restants, nous leur avons demandé de recapitaliser la compagnie, quitte à perdre pour nous une part de l’actionnariat », a lancé le directeur général d’Air Austral. « Nous sommes même prêts à leur abandonner une partie du management tout en garantissant notre expertise et notre savoir-faire. Nous en sommes là ! », a-t-il précisé. Quoi qu’il en soit, Marie-Joseph Malé n’entend pas pour autant se retirer totalement d’Air Madagascar. Justification La démission de Besoa Razafimaharo ponctue un partenariat stratégique entre Air Madagascar et Air Austral qui n’a finalement jamais pu décoller, du moins aux yeux des observateurs car depuis le début de l’aventure, les deux compagnies n’ont eu de cesse de justifier le bien fondé du partenariat aussi bien du côté malgache que du côté réunionnais. « En deux ans, grâce à notre expertise, il y a eu un nombre considérable d’améliorations chez Air Madagascar. La compagnie avait, il y a 3 ans, 6 avions qui étaient opérationnels. Actuellement, il y en a une dizaine », a souligné le directeur général Marie-Joseph Malé. Les turbulences par lesquelles sont passées la joint-venture et surtout les choix stratégiques du nouveau gouvernement ont finalement eu raison de l’optimisme affiché jusqu’ici.