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PHOTOGRAPHIE – Valorisation du métier de photojournalisme

Mamy Raelisaona, Tojo Razafindratsimba et Sergio Maryl racontent leurs parcours dans le monde du Photojournalisme.

Des guerriers du journalisme. Le métier d’un photographe reporter n’est pas une tâche facile. Il requiert un grand dévouement ainsi qu’une concentration extrême. Un seul cliché ne suffit pas au cours d’une descente sur terrain. L’appareil photo est l’arme utilisée pour prouver qu’un événement a eu lieu.

En étant conscient du risque qu’ils peuvent courir, les photographes reporters ne se sentent pas intimidés dans l’accomplissement de leur mission. Durant la première édition du mois du photojournalisme que le ministère de la communication et de la culture a procuré aux Collectifs des reporters d’image à Madagascar ou CRIMAD, chacun des dix-sept exposants dévoilent des extraits de photos des évènements les plus marquants auxquels ils ont assistés. Trois photographes reporters de l’Express de Madagascar témoignent de leurs parcours dans l’exercice du métier.

À Madagascar, le nombre des photographes reporters est très restreint. Pour s’impliquer dans le ce domaine, il est nécessaire d’avoir un sens de l’observation ainsi qu’une notion de base en journalisme. L’exposition continuera jusqu’au 15 décembre au musée des archives iconographiques d’Ambohidahy.

Ils ont dit…

Mamy RAELISAONA

Cela remonte à 20 années que je suis dans le monde du photojournalisme. Être un bon photographe ne suffit pas dans ce métier. Toutes les photos prises sont à l’improviste et doivent être informatives et expressives. Les lecteurs ne voient qu’une photo dans les journaux mais avant sa publication, s’il s’agit d’une conférence de presse, plus de 50 clichés ont été pris. Lors d’un grand événement comme la fête la fête nationale, mes clichés atteignent le seuil de 2000. Le photojournalisme n’est pas aussi simple comme on le prétend. Notre vie peut être en danger à tout moment. Lors de la fusillade à Ambohitsirohitra en 2009, il y avait des douilles de balles tirées qui étaient tombées sur ma tête au moment où je prenais des photos. Durant ma descente sur terrain, j’ai déjà été tabassé plusieurs fois. Par contre, le métier m’a permis de tisser beaucoup de relations ainsi qu’un voyage à l’étranger. Durant cette exposition, je mets en valeur les photos informant sur le changement climatique ainsi que les actualités sur Jesosy Mamonjy.

 

 

 

 

TOJO RAZAFINDRATSIMBA

Mon début dans le photojournalisme date de 2017. Auparavant, je me suis concentré sur les photos événementielles jusqu’à ce que je débarque à L’Express de Madagascar. Le photojournalisme est une prise de photo à un tout autre niveau qui est différent de la pose shooting. Les expériences les plus glaçantes que j’ai vécues se sont produites lors des manifestations dans le pays. C’est un métier risqué mais passionnant. Pour cette exposition, je présente deux photos. L’une montre une femme qui garde sa rizière et l’autre celle de l’inondation dans la capitale durant la période de pluie.

 

 

 

 

SERGIO MARYL

J’ai entamé ma carrière en photojournalisme en 2004. Le plus grand événement auquel j’ai assisté date de 2009 où je travaillais de jour et de nuit. À cette époque, je consacrais tout mon temps sur le terrain. Plus de week-end et des fêtes en famille. C’est surtout le réflexe qui est privilégié dans ce métier. Il est nécessaire d’être à la fois rapide et au courant des actualités. Le photojournalisme m’a permis de tisser des relations avec de hautes personnalités nationales et internationales. Pendant un reportage, mes clichés peuvent atteindre le nombre de 80 et plus de 300 lors d’un événement d’envergure. Au cours de l’exposition, je présente, la photo du couple présidentiel valorisant le style vestimentaire malgache, une photo affichant la pauvreté à Madagascar, l’événement Jesosy Mamonjy, ainsi qu’une photo démontrant le travail.

 

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