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Société – Les tapages nocturnes reprennent à Mahajanga-be

Hormis  les  vacarmes  sortant  du  bar  du  quartier,  les  locataires  de  ce  bidonville  sur  la    voie publique,  polluent  les  lieux.

La vie nocturne reprend son cours à Mahajanga, mais elle ne respecte pas la loi dans certains quartiers. Les habitants souffrent souvent de pollution sonore.

Un ras-le-bol des habitants. Les tapages nocturnes et bruits de voisinage provoqués par les animations dans les bars et salles de karaokés s’amplifient de nouveau à Mahajanga. Hormis le stress de la journée provoqué par des sonos lancées à fond, la nuit des personnes âgées et des ma­lades n’arrive plus à trouver le sommeil qui se réduit désor­mais à trois heures de temps.

Depuis la fin du confine­ment, les tapages diurnes et nocturnes ont repris de plus belle. Dans les vingt-six fokontany de la commune urbaine de Mahajanga, il existe des centaines de débits de boisson alcoolique. Les normes ne sont plus respectées. Le quartier a perdu son calme, sa propreté, et surtout sa quiétude.

Les enfants manquent de sommeil la nuit, les élèves également. Selon une famille qui habite depuis plusieurs décennies à Maha­janga-be, quartier résidentiel et zone commerciale à la fois, les vacarmes ont eu raison de la santé de l’un de ses membres. La maladie de cette personne s’est aggravée. L’Apostolat de la mer a loué ce local à un particulier qui l’utilise comme débit de boissons. Avant 2012, l’évêché a géré le lieu, et aucun problème de tapage nocturne n’a été constaté. Aujourd’hui, le bar dérange la vie du voisinage par ses tapages nocturnes sans limite.

« Dès que 18 heures approchent, mon cœur commence à battre très vite car j’appréhende déjà le commencement de tout ce tintamarre nocturne. Nous avons perdu le sommeil et nous devons prendre actuellement des somnifères, Tranxène 10 mg, pour pouvoir dormir car les boules Quiès n’ont plus aucun effet, vu le volume des décibels qui s’attaquent à nos tympans. Nous souffrons d’angoisse, nous rechignons à rentrer du travail à la maison. Cette année, c’est pire, le bar s’ouvre 7 jours sur 7 et dès 18h30, souvent même à 7h30 du matin, la musique commence sa pollution sonore dont les effets sur ma santé sont vraiment nocifs. Je souffre aujourd’hui de tachycardie, de palpitation», témoigne la victime. Comme solution, ces derniers temps, elle quitte son domicile chaque nuit pour dormir à l’hôtel.

En 2012, les tapages et autres bruits nocturnes s’entendaient juste dans la soirée de samedi. Mais ils se prolongeaient jusqu’ au début de la matinée, à 6 heures. Des plaintes avaient été déposées auprès de la commune urbaine de Mahajanga et des autorités administratives.

Aujourd’hui, l’heure de fermeture des bars n’est pas du tout respectée à Mahajanga. La fermeture est à 23 heures dans la semaine, mais le volume sera baissé à 22 heures. Et durant le week-end, jusqu’à dimanche, la fermeture des bars est fixée à une heure du matin, selon les textes réglementaires.

En fin, les bars sont interdits à moins de 150m des écoles, églises, casernes militaires et bâtiments administratifs. Mais à Mahajanga, la loi n’est pas du tout appliquée.

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