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Carburant – Le prix à la pompe reste immuable

Malgré  les  variations  de  la  consommation  et  des  prix  du  brut,  le  prix  à  la  pompe est  resté  le  même.

Les mesures de confinement ont considérablement impactés la consommation de carburant à Madagascar. Cependant les prix sont restés immuables malgré cela.

Zéro impact. Le prix du baril était en chute libre depuis quelques temps mais sans aucun effet sur les prix à la pompe sur le marché local au grand dam des consommateurs finaux. Constat qui a été exposé par l’Office malgache des hydrocarbures dans un rapport portant sur le comportement du marché pétrolier publié récemment. En effet, avec un lourd décalage, le prix du brut sur le marché international a considérablement chuté pour afficher un cours négatif sur certains marchés lors du confinement.

Beaucoup ont fait directement le lien avec le prix du carburant local qui est resté inébranlable en comparaison avec la baisse des prix affichés dans les stations-services des différents pays du monde. Près d’un an et demi que le prix du carburant est resté le même. Une révision à la hausse ou à la baisse n’est pas encore à prévoir à en croire l’entente négociée entre l’État et les sociétés pétrolières en juin 2019.

Lors des dernières sessions parlementaires à l’époque, il a été révélé que le prix à la pompe ne connaîtra pas de baisse bien que le prix du baril du Brent ait atteint les quinze dollars au mois de mars en raison d’une chute sans précédent de la demande mondiale. La première raison étant le remboursement d’une dette avoisinant les cent dix milliards d’ariary que les autorités doivent encore aux pétroliers. Des dettes engendrées entre autres par la décision prise par l’État concernant la baisse des prix à la pompe en juin de l’année dernière. Depuis cette époque jusqu’à présent, les prix sont ainsi respectivement dictés à 4 100 ariary pour le supercarburant, 2130 ariary pour le pétrole lampant et 3 400 ariary pour le gasoil.

Unanime

La fixation de ces prix à la pompe ne fait cependant pas l’unanimité chez les consommateurs finaux qui s’insurgent « C’est nous les usagers qui payons les dettes que l’État n’a pas assurées alors que nous sommes en pleine crise sanitaire où le revenu et le pouvoir d’achat sont au plus bas » clame un membre du réseau de protection des consommateurs.

« La baisse directe du prix à la pompe n’est pas aussi simple. À Madagascar nous nous intéressons surtout aux produits finis c’est-à-dire le super et le gasoil. C’est évident qu’il y a une corrélation entre le prix du brut et le prix des produits finis, mais le comportement n’est pas forcément le même. Ce sont les raffineries qui recherchent le brut. Il y a une corrélation mais il peut y avoir un décalage » détaille le responsable Olivier Jean Baptiste, directeur général de l’OMH, quelques mois après l’effectivité de la période de confinement.

Avant d’ajouter que « l’effet de la baisse du prix du brut ne peut se faire à l’instant T. Il faut prendre en compte le prix au moment de la commande. Le rythme du stockage est entre quarante-cinq à soixante jours. Le taux de change entre également en jeu ». Des propos prononcés il y a quelques mois mais malgré cela, les prix actuels sont toujours restés inébranlables depuis.

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