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Blanchiment de capitaux – L’attribution de marchés pointée du doigt

Le  SAMIFIN  a  présenté  son  rapport  d'activités  pour l'année  2019.

Madagascar a encore de long chemin à faire dans le cadre de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement de terrorisme. Des efforts ont été entrepris depuis la mise en place du Service de renseignements financiers (SAMIFIN) mais vu les dossiers traités au sein de cette institution, ainsi que les déclarations faites par les entités concernées, les résultats démontrent que l’éradication de la corruption et des cas similaires nécessi­tent l’accélération de la vitesse pour les années à venir.

Le SAMIFIN a dénoncé la pratique nuisible dans l’attribution de contrat de marchés publics au sein de l’administration. Le directeur général du SAMIFIN, Boto Tsaradia Lamina a dévoilé entre autres le cas d’une infraction pour laquelle l’institution a été saisie. « Une personne politiquement exposée ». C’est le terme que le numéro Un du Service de renseignements financiers a qualifié la qualité de l’auteur impliqué dans le cas de blanchiment de capitaux.

La mauvaise pratique demeure au niveau de la procédure précédant l’attribution du contrat. « Par instruction verbale, cette personne influente donc a émis des instructions pour que l’attribution de marchés soit orientée vers d’autres comptes », ajoute le directeur général du SAMIFIN.

Opérations suspectes

Durant la procédure, l’auteur implante ses antennes dans le secteur afin de bénéficier la sélection en question. « Il y a eu l’utilisation de compte de passage qui vont accueillir les paiements émanant du Trésor public. Une fois les sommes virées, il va y avoir un retrait en espèce. Donc, on a relevé comme infraction d’origine d’abus de fonction, le favoritisme et le trafic d’influence », a-t-on appris.

Le cas de blanchiment de capitaux s’étend également dans l’attribution de permis d’exploitation, de transport et d’exportation de ressources naturelles, selon le Samifin. Toutes les démarches « moyennant paiement de somme d’argent en espèce et cela concerne des secteurs miniers et forestiers qui normalement ne pouvaient pas faire l’objet d’exploitation ». Plus de 40% des infractions observées sont au niveau des douanes; entraînant des pertes d’argent au détriment de l’État.

Au cours de l’année 2019, le SAMIFIN a reçu quatre cent trente six déclarations d’opération suspectes émanant des entités financières. Deux cent soixante sept proviennent des banques. Mais d’autres entités déclarantes telles que les bureaux de change commencent aussi à faire parvenir un signalement.

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