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Affaire Danil Radjan – Liberté refusée pour trois prévenus

Les  trois  prévenus  sont  toujours  en  détention  préventive  à  Tsiafahy.

Une demande de liberté provisoire pour les trois Malgaches soupçonnés du meurtre de Danil Radjan a été rejetée.

Du bruit dans Landerneau. L’assassinat de Danil Radjan en septembre continue de faire couler beaucoup d’encre. La chambre de détention provisoire vient de confirmer le placement sous mandat de dépôt des trois prévenus Malgaches. Les avocats de ces agents de sécurité soupçonnés avec leur employeur français ont établi une opposition à la décision du ministère public le 29 septembre. Cela n’a pas eu la décision favorable. La demande de liberté provisoire, ou plutôt, le transfert des présumés auteurs de la maison de force de Tsiafahy à la maison centrale d’Antani­mora a été refusée.

Le tribunal a fait son travail, d’après Miadana Ratsimba, l’avocate de la famille Radjan. « Nous parlons d’assassinat, une perte en vie humaine. C’est pratiquement normal si la chambre a maintenu en détention provisoire les inculpés pour les besoins de la manifestation de la vérité », explique-t-elle.

Le coinculpé français ayant obtenu une liberté sous contrôle judiciaire se présente devant le juge d’instruction tous les vendredis.

Lumière

Des enquêtes parallèles seront encore menées après que Nicolas Goutx, l’avocat français de la famille victime, ait déposé plainte auprès du parquet de Paris. Des experts des autorités françaises à l’issue d’une commission rogatoire contribuent à la mission permettant de faire la lumière sur cette affaire.

De leur côté, les familles des prévenus se disent être victimes de procès médiatique lancé par l’autre partie. Ils ont réclamé la présomption d’innocence et le respect du secret de l’instruction jusqu’à ce que le verdict soit prononcé.

« La presse a travaillé en tout respect de l’éthique et de la déontologie. Il n’y avait ni violation du secret de l’instruction ni non-respect de la présomption d’innocence. Aucune pièce à conviction n’a été divulguée et, en aucun cas, personne n’est culpabilisé. Les journalistes ont le droit de rapporter les faits tels qu’ils se présentent et ils l’ont fait dans toutes les instances du dossier », réplique maître Ratsimba. « Il est de notre rôle d’expliquer les procédures en tant qu’avocat et nous l’avons fait » ajoute Sahalioth Raherima­nana, le second avocat de la famille Radjan.

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