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Développement – Les infrastructures se délabrent

Toutes les infrastructures publiques se délabrent. Elles nécessitent des entretiens et des réhabilitations. Les participants à l’atelier de consultations interrégionaux sur la politique nationale de développement des infrastructures et équipements malgaches qui a lieu hier et ce jour à Toamasina, n’ont cessé de marteler l’état déplorable des infrastructures à Madagascar. « Nous avons dépensé une somme colossale pour la construction de ces infrastructures, alors qu’elles ne sont pas adaptées aux besoins », lance Rivo Ralaizandriny, membre du comité d’orientation et d’éla­bo­ration de la politique nationale de développement des infrastructures et équipements malgaches. C’était à l’hôtel Calypso à Toamasina, hier, lors de l’ouverture de l’atelier qui a vu la participation de plusieurs techniciens en provenance des régions d’Atsinanana, d’Analanjirofo, d’Alaotra Mangoro.

Aléa naturel

Routes, écoles, hôpitaux, marchés, bâtiments publics sont concernés par ce problème. « Toutes les écoles à Madagascar doivent être réhabilitées », souligne, entre au­tres, une source auprès du ministère de l’Éducation nationale, de l’enseignement technique et formation professionnelle. « Si vous remarquez, tous les bâtiments publics à l’Est sont en ruine », évoque Fanomezantsoa Andriani­aina, directeur régional de l’Aménagement du territoire, de l’habitat et des travaux publics à Analan­jirofo.

Certes, nos infrastructures sont très peu entretenues, à défaut de moyen. Mais le facteur « aléa naturel » et ses impacts ne sont pas non plus pris en compte. C’est ainsi que plusieurs infrastructures sont ravagées, chaque fois qu’il y a une intempérie. Avec le réchauffement climatique qui devient inévitable, et le risque élevé de renforcement des catas­trophes comme le cyclone, Madagascar doit opter pour des stratégies qui servent à atténuer les dégâts.

L’importance d’une politique nationale serait justement de coordonner les infrastructures et les équipements et de prendre en compte le facteur « aléa », pour la qualité et la durabilité des infrastructures. L’élaboration de cette politique nationale, appuyée par l’Organisation internationale du travail (OIT) et le Programme d’appui à la gestion de l’environnement de l’Agence de coopération internationale allemande pour le développement (PAGE/GIZ), devrait se terminer au mois de décembre.

 

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