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Antananarivo – Gros dégâts après les fortes pluies du week-end

Les précipitations du samedi ont provoqué des dégâts considérables à Antananarivo. Les mesures apportées pour prévenir l’inondation sont presque inexistantes.

Dame pluie a bien arrosé An­tananarivo samedi. Le bilan est lourd. À commencer par la destruction de quelques maisons dans les quartiers d’Ilanivato. « Cinq minutes après les premières gouttes de pluie, une petite “tornade” s’est créée sur les rizières. En l’espace de 30 secondes, elle a traversé notre quartier et a emporté des toitures et a engendré des fissures sur des murs. Au total, elle a ravagé sept maisons dans notre
quartier », rapporte Miandri­soa Razafintsalama, témoin oculaire du phénomène.
Un vent fort a également provoqué la destruction de deux panneaux publicitaires à Alarobia et a entrainé la coupure temporaire de la circulation dans les quartiers, selon le rapport des sapeurs pompiers à Tsaralalàna.
Le débordement du lac de Behoririka a par ailleurs choqué ceux qui y sont passés. « Pourquoi la commune urbaine d’Antananarivo (CUA) ne dégage pas une bonne fois pour toute ces  marchands qui empêchent les travaux de réhabilitation du lac  », se plaigne un habitant à Behoririka.
Remblayages
Et comme à chaque période de pluie, les ruelles d’Antananarivo se sont transformées en des rivières,
de Besarety à Anosy, de Tsimbazaza à 67 Ha, il n’y avait pas moyen d’y échapper. À Soarano, à Besarety, des véhicules tombaient en panne, leur moteur plongeait sous l’eau. Les quartiers d’Ankaditoho, Ampe­filoha-Ambodirano, Andavamamba, étaient légèrement inondés après ces premières précipitations.
Antananarivo doit s’attendre à revivre ces situations à chaque précipitation. En fait, ni l’État, ni la commune urbaine d’Anta­nanarivo (CUA) n’ont pas de solution concrète pour éviter l’inondation. Les remblayages, l’une des principales causes de l’inondation se poursuivent. La CUA n’est pas prête à démolir les maisons construites sur des canaux d’évacuation bien qu’elle l’ait annoncé. « Nos lois sont floues, nous devons bien l’analyser avant de procéder à une quelconque démolition », précise Jean Gabriel Harrison, le premier adjoint au maire de la CUA.
Les seuls travaux en cours sont les curages des canaux d’évacuation d’eau, réalisés par quelques centaines de mains d’œuvre de la CUA. L’adjoint au maire lui-même reconnait que ces travaux n’empêcheront pas l’inondation. « Il nous faut au moins 20 millions de dollars pour l’entretien des bassins de rétention d’eau. Nous l’avons déjà exposé aux bailleurs de fonds », explique-t-il. Gare aux habitants de la ville des milles alors. L’été ne sera pas indulgent. Des crues de rivières et d’inondation sont attendues en mars 2017, selon les prévisions météorologiques.

ANALAMANGA DANS LE NOIR

Le jour s’est assombri brusquement à partir de 16 heures, samedi. Effrayés, plusieurs habitants de la ville se sont interrogés sur ce qui se passait. Quelques vendeurs de légumes à Mahazo ont emballé leurs marchandises plutôt que d’habitudes. « Ce phénomène est provoqué par la convexion, mais aussi par les brouillards des feux de brousse », explique Solonomenjanahary Andrianjafinirina, chef de service de la Prévision météorologique. La précipitation ne serait pas au rendez-vous, en ce début de semaine, selon encore ce prévisionniste.

Miangaly Ralitera

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