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Bourses extérieures – Bellarmin Rakotonirina envisage l’anglais comme langue officielle

Bellarmin Rakotonirina  (à  g)  ambitionne de traduire le  code des  impôts  en  anglais.

Bellarmin Rakotonirina, traducteur de profession au sein du ministère de l’Économie et des finances (MEF), quittera Madagascar, en ce mois de septembre, pour approfondir la langue anglaise en Grande Bretagne. Il fait partie des bénéficiaires des bourses Chevening Malgaches. Dans un an, il devra rentrer au pays, avec un diplôme de Master en Sciences de traduction et d’interprétation de l’université Heriot-Watt d’Édimbourg, au Royaume-Uni. Ce sortant de l’École normale supérieure (ENS) a beaucoup de projets en tête.

« A mon retour, je ferais tout mon possible pour promouvoir la langue anglaise. J’aimerais contribuer à la transformation de la langue anglaise, comme langue officielle. De par mon métier de traducteur au sein du ministère de l’Économie et des finances, je suis, souvent, en contact avec les députés. Je leur parlerais des intérêts de l’utilisation de la langue anglaise, dans le développement du pays », indique-t-il. Bellarmin Rakotonirina a, d’autres ambitions, comme la traduction du code des impôts en anglais, ainsi que la mise en place d’un centre national de traduction, qui est encore inexistant à Madagascar.

La langue anglaise est encore très peu utilisée à Madagascar, si elle est très répandue dans le monde. « La non-maîtrise de cette langue est une barrière aux investissements. La plupart des investisseurs parlent en anglais. Pour développer notre économie, la maîtrise de l’anglais est essentielle », précise-t-il.

Quatre malgaches sont bénéficiaires des bourses soutenues par le gouvernement britannique, cette année, contre quarante sept, depuis 2016. Une légère baisse du nombre des bénéficiaires est constatée, par rapport aux années précédentes. « C’est par rapport au contexte actuel. Les bénéficiaires ont été limités, le budget a diminué, avec la pandémie », explique une source. Les candidatures pour la prochaine année, sont, toutefois, déjà ouvertes. Les intéressés peuvent postuler via le site web Chevening www.chevening.org/apply

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  • Bonne initiative. Madagascar (et les anciennes colonies françaises d’Afrique) a clairement le choix d’opter pour une approche bilingue ou trilingue de la langue officielle: le pays devrait même maîtriser le chinois (mandarin) puisque la Chine gagne du terrain en tant que potentielle première économie. Que Madagascar soit aujourd’hui dit  »francophone » est pure hasard. À l’opposée de l’Afrique du Nord et de l’Ouest -enracinées francophones, Madagascar est situé en plein pôle Est / Australe de l’Afrique, partie entierement si pas majoritairement anglophone du Continent. Donc, l’option de Mr. Rakotonirina se justifie de manière logique.

    Cependant, n’oubliez pas de promouvoir les langues/dialectes locaux. Car, comment se fait-il que l’Afrique soit divisée entre francophones et anglophones malgré le fait qu’aucune de ces langues ne soit parlée à la naissance ? Par essence, les Africains sont  »Afrophones » : ainsi, les Malgaches sont  »Malaphones » avant d’être francophones (étiquette idéologique).

    Plus important encore, la recherche d’une langue commune est cruciale pour l’Afrique. Le Swahili est parlé dans plusieurs pays africains (environ 5 000 000 de personnes parlent ou comprennent cette langue en tout ou en partie). On dit que le Swahili partage le même vocabulaire dans plusieurs dialectes parlés à travers le continent. Alors, pourquoi ne pas parler une langue commune de Addis-Abeba en Ethiopie à Antananarivo au Madagascar? En attendant, Madagascar a le libre choix de se choisir deux ou trois langues internationales comme moyen d’expression officielle (tout en sauvergant son âme: ses langues nationaux).