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Antsiranana – L’enseignement technique et professionnel décline

Un exemple de dégradations des salles et du matériel au Lycée technique professionnel.

L’enseignement technique et professionnel semble mal aimé. Il rencontre beaucoup de difficultés dues à la mauvaise gestion, la politique, les décisions centralisées…

AUCUN aboutissement aux changements de structure juridique de l’enseignement technique et professionnel de 2008 à 2011. Pourtant, c’est le signe d’une évolution qui tend à rechercher la meilleure organisation qui permettrait à l’enseignement technique et professionnel d’être un véritable moteur du développement économique.

Les tentatives d’explication des crises qui affectent ce département, se réfèrent à la vétusté des infrastructures et équipements comme dans la ville d’Antsiranana où les centres de formation et les lycées techniques professionnels sont tous dans un état de délabrement  avancé, à l’insuffisance de l’effectif des enseignants, mais également à la formation jugée inadaptée au marché de l’emploi. Cet état de dégradation ne permet pas d’accueillir encore dans de bonnes conditions les élèves qui y sont inscrits, expliquent les responsables.

Au Centre de formation  féminine, le plafond des salles risque de s’écrouler à tout moment. D’autres problèmes se voient aussi, tels des vitres brisées jamais remplacées ou juste rafistolées avec du contreplaqué, les portes des salles qui ne ferment plus, les problèmes d’électricité.

Coopération sérieuse

Face à cette situation, la ministre de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle, Gabriella Vavitsara Rahantanirina, a consacré toute une journée pour visiter tous les établissements de la ville d’Antsiranana. Elle a été surprise par la dégradation et la médiocrité des infrastructures et des conditions de vie des enseignants et du personnel administratif dans l’exercice de leurs fonctions.

Elle a partagé ce qu’elle a vu et entendu avec les premiers responsables de la région Diana, dont le gouverneur, le préfet, le chef du district d’Antsiranana II. Au cours de cette réunion, elle a demandé une coopération sérieuse afin de concrétiser  les « Velirano » 4 et 6 du président de la République, axés sur l’adéquation formation emploi et éducation décente pour tous.

Le gouverneur Daodo Arona Marsiky a suggéré que la formation dispensée par les établissements doit correspondre aux besoins des entreprises et rien d’autre. Sans oublier  le renforcement de la coopération entre les entreprises et les écoles de formation.

Dans cette perspective, la ministre a plaidé pour une valorisation des métiers comme la menuiserie, l’électricité, l’informatique, l’ouvrage métallique, la pâtisserie, la cuisine… pour répondre à la nécessité d’une meilleure qualification des jeunes.

Après  une journée marathon, elle  s’est également réuni avec les professionnels et industriels de la région pour élaborer  une convention de partenariat afin de faciliter  la réinsertion professionnelle des jeunes locaux qui devraient être traités de la même manière que ceux de la capitale ou d’autres régions.

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