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PPN : Lourde sanction pour les spéculateurs

Des agents du ministère de l’Industrie sont déployés pour enquêter sur la hausse des PPN. Une amende d’au moins 50 millions d’ariary attend les spéculateurs.

Mobilisation générale. Le ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat se donne au maximum une dizaine de jours pour expliquer ce qui se passe actuellement avec les prix des produits de première nécessité. Les agents du département sont déployés dans tout Madagascar, notamment, dans les villes portuaires pour enquêter sur la raison de cette hausse des prix. Une source proche du dossier explique que le ministère s’intéresse, particulièrement, aux stocks des produits en question qui sont le riz, l’huile et le sucre. «Les importateurs de PPN sont dans l’obligation de déclarer leur stock tous les mois», explique la source qui fait savoir que le ministère travaille avec la douane pour comparer les données. Les agents du ministère procèdent ensuite à la vérification physique pour voir si le stock réel est conforme à ce qui est écrit.

D’après notre interlocuteur, il est encore trop tôt pour parler de rétention de stock. «Il s’agit d’une hypothèse comme une autre. Il faut attendre les résultats de l’enquête pour statuer sur la ou les réelles causes de la hausse des prix». Il indique, en effet, qu’en plus des importateurs, tout le circuit de distribution sera passé au peigne fin avec notamment les grossistes et les collecteurs dans le cas du riz qui sont aussi dans l’obligation de déclarer, tout comme les industriels. Notre interlocuteur toutefois d’ajouter qu’en cas avéré d’accaparement de produits en vue de spéculation, le coupable risque de payer une amende de 50 fois le montant incriminé sans être inférieur à 50 millions d’ariary, indépendamment des mesures administratives comme la saisie du stock.

Coïncidence
La hausse des prix des produits de première nécessité observée, depuis quelques jours sur les étals, met à mal le régime actuel dont le discours a toujours été en faveur de la classe populaire. Visiblement, la baisse du prix des carburants n’a pas eu l’effet escompté sur le portefeuille du malgache lambda jusqu’ici. D’un autre côté, la fâcheuse situation coïncide avec les enquêtes autour des mesures correctives commerciales sur certains produits. À l’heure actuelle, les droits de douane additionnels ont été appliqués sur les pâtes alimentaires et les détergents en poudre depuis le 1er août. Ce n’est pas encore le cas pour l’huile et les savons en morceau.

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