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Consommation : Crise d’huile sur le marché

L’huile se fait rare chez les détaillants. Les commerçants évoquent une crise du produit.

Patricia Andrianarisoa, mère de famille habitant à Mahazo, a du faire le tour des épiceries de son quartier pendant plusieurs minutes, pour trouver de l’huile en vrac, hier matin. Elle voulait en acheter un quart de litre, mais c’est avec une plus petite quantité qu’elle est rentrée chez elle, lorsqu’elle avait fini sa course. « Nous n’avons plus la quantité que nous cherchons. Il ne nous reste que quelques centilitres. Notre stock est épuisé », lui répond un commerçant à Mahazo. Ce produit consommé par la masse populaire est « en crise», aiment répéter les commerçants. Plusieurs épiciers n’en vendent pas, actuellement.

«Ce produit est introuvable. Et si on en trouve, son prix est exorbitant. L’huile en vrac de 20 litres coûte, en ce moment, 120 000 ariary, qui va oser acheter à ce prix ? C’est pour cela qu’on ne vend que les cachetés. Ces produits n’ont pas connu une hausse », explique un épicier du cinquième arrondissement de la ville d’Antananarivo.
Ce n’est, malheureusement, pas tous les ménages qui peuvent se permettre de dépenser 6 500 ariary, pour se fournir une bouteille d’huile cachetée.

Avec cette « pénurie », le prix du litre de cette matière grasse en vrac a augmenté. Il coûte, actuellement, entre 5 200 ariary et 5 600 ariary, contre 4 500 ariary, il y a quelques semaines.

Réapparition du produit
Le ministère du Commerce et de l’artisanat annonce une baisse importante de l’importation des bidons de 20 litres d’huile, pour expliquer ce problème. Sa quantité aurait diminué de moitié. « Nous ne connaissons pas les raisons. Mais des enquêtes sont en cours. Nous verrons s’il y a une rétention de stock quelque part », indique une source auprès de ce ministère. À l’échelle internationale, une hausse du prix serait, également, constatée.
Ce ministère rassure, par ailleurs, que la pénurie du produit n’est pas à craindre.

L’existence du produit au marché d’Anosibe et la baisse de son prix, peuvent confirmer cette déclaration. «L’huile commence à réapparaître petit à petit sur le marché. Nous vendons à 98 000 ariary, maintenant, les 20 litres. Il y a un mois, cela a coûté 101 000 ariary », rassure Tiana Randrianaivo, un semi-grossiste à Anosibe. Ce n’est que depuis samedi que cette baisse du prix aurait été enregistrée. C’est pourquoi, elle n’aurait pas encore d’impact sur le tarif des détaillants.

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