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Crime à Sakaraha : Deux femmes victimes de vol et meurtre

Volée et frappée à coup de hache à la tête par des brigands, une femme de militaire à Sakaraha a succombé, mardi 6 juillet. Une autre victime vient d’être signalée.

eux victimes d’un groupe de malfaiteurs armés , e n l’espace de huit jours, dans la ville de Sakaraha. L’une, femme d’un militaire, est décédée mardi 6 juillet, à midi et trente minutes, sur son lit d’hôpital, à Toliara, où elle a été admise trois jours plus tôt. L’autre venant d’effectuer un retrait d’argent a été attaquée au début de cette semaine. Gravement blessée au front, elle est toujours soignée.

Le premier vol à main armée est précisément survenu samedi 3 juillet, jour de marché de Sakaraha. La dame et une amie fripière étaient en cours de route vers la maison quand elles ont été assaillies par trois individus. Elles ont été dépouillées de leur sac à main, bague en argent et portable. Insatisfaits du butin, les bandits ont asséné un coup de hache sur la tête de l’épouse du militaire. Puis, ils ont vidé les lieux sans laisser la moindre trace. Ils n’ont pas été cagoulés, selon la déposition reçue par le commissariat.

Des carriers

Pas plus tard que lundi, une autre femme a subi le même sort. La valeur du préjudice n’a pas clairement été déterminée. Les criminels ont toujours agi sur le même mode opératoire. Ils auraient été munis d’une barre à mine, comme l’a indiqué un enquêteur.

Au fil de l’enquête, les forces de l’ordre ont fini par mettre la main au collet de deux suspects impliqués dans le premier vol. La jeune femme, seule témoin, au moment des faits, s’est souvenue de leur visage lors d’une confrontation. Si aucune prolongation de garde-à-vue ne sera nécessaire, ces présumés meurtriers seront traduits devant le Parquet, dès le début de la semaine prochaine. D’ailleurs, leurs coauteurs demeurent introuvables.

D’après les premiers éléments des investigations de la police, des chercheurs de saphir constituent cette association de malfaiteurs dans cette ville puisqu’ils n’auraient pas assez d’argent à leur retour de carrière. « Ils s’équipent souvent de barres à mine », d’après d’autres précisions.

Cette insécurité alarmante a été soulevée par le député de Sakaraha, Henri Dominique Razakandrainy, hier, à l’Assemblée nationale, lors de la session extraordinaire, en présence des membres du gouvernement.