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Gouvernement – L’évaluation des ministres bouclée

Le deuxième gouvernement de Christian Ntsay sous l’ère Rajoelina.

La balle pour un changement ou un remaniement du gouvernement est entre les mains du président de la République. L’évaluation des ministres est, en tout cas, faite.

Change­ment ­ou pas? Rema­niement ou pas? La balle est entre les mains de Andry Rajoelina, président de la République donc. À entendre la ministre Lalatiana Rakotondrazafy Andriaton­garivo, porte-parole du gouvernement, le chef de l’État a toutes les cartes en main pour prendre sa décision.

La ministre de la Com­munication et de la culture indique, en effet, que l’évaluation des membres du gouvernement est déjà bouclé. Une information qu’elle a lâchée en marge de la cérémonie d’inauguration de l’agence de presse nationale Taratra, à Anosy, hier. « La décision appartient au président de la République. En tout cas, tous les bruits qui circulent sur le remplacement d’un tel nombre de ministres ne sont pas fondés (…) je conçois, cependant, que les évaluations des membres du gouvernement ont déjà été faites », déclare-t-elle.

Andry Rajoelina a toujours accordé un mandat d’un an à chaque équipe gouvernementale. Chaque ministre est nommé sur la base d’un contrat programme qu’il doit exécuter durant cette année de mandat. Une évaluation à mi-parcours est faite. Comme en 2020, des éléments peuvent être remplacée en cette occasion. La grande recomposition d’équipe est, toutefois, faite à l’issue de l’évaluation finale à la fin de l’année d’exercice. Au motif que la crise sanitaire a bouleversé les plans de l’Exécutif, l’évaluation finale prévue en janvier n’a pas eu lieu.

L’équipe gouvernementale a bénéficié d’une rallonge de son mandat. Depuis le lendemain de la fête nationale, pourtant, le bruit concernant l’éventualité d’une retouche de la Team menée par Christian Ntsay, Premier ministre, se fait de plus en plus insistant. Un fait qui coïncide avec la période d’évaluation à mi-parcours de l’exercice 2021.

Onction électorale

Chaque sortie, le moindre geste, le moindre discours des membres de l’Exécutif, surtout du président de la République et du Premier ministre sont scrutés depuis plusieurs jours. Bien qu’il ait toutes les cartes en main après l’évaluation des ministres, le chef de l’État ne laisse, cependant, pas transparaître ses intentions.

La seule fois où Andry Rajoelina a laissé entrevoir une certaine frustration vis-à-vis de ses collaborateurs au sein de l’Exécutif, c’était à Tolagnaro, le 6 mai. Durant la remise des primes au personnel de santé de cette ville, en raison de leur engagement dans la riposte contre la Covid-19, le Président a glissé, « c’est pour cela que je suis là. Pour pouvoir vous le remettre en main propre, puisque souvent, lorsque je donne des consignes, elles mettent du temps à être appliquées ».

Toujours au sujet de la riposte de la crise sanitaire, le chef de l’État a indiqué, le 28 avril, à sa sortie d’une cérémonie à la Cour suprême, Anosy, qu’il a requis le plein engagement de l’ensemble du gouvernement. Qu’à chaque ministre a été confié le coaching d’une région. Sur le plateau de la Radio Mada­gasikara (RNM), hier, la porte-parole du gouvernement a laissé entendre que l’évaluation dernièrement aurait été sur la base du contrat-programme des ministres.

Le contrat-programme porte sur la concrétisation des Velirano présidentiels concernant chaque département ministériel. La gestion de la crise sanitaire devrait, également, entrer en ligne de compte des évaluations. Sur la RNM, Lalatiana Rakotondrazafy Andriatongarivo a, du reste, mis l’accent sur un nouveau défi. Il s’agit des Velirano pour l’émergence du Sud.

À l’entendre, ceux qui seront maintenus au sein du gouvernement devront être à la hauteur de ce chal­lenge. Aucune voix officielle ne dément l’information selon l’éventualité d’une recomposition de l’équipe gouvernementale couve. Bien que tous s’accordent sur le fait que la décision y afférente est l’apanage du président de la République, les pronostics vont bon train, pourtant. Les sources avisées confirment que le tandem Rajoelina-Ntsay tient toujours la route. Le chef de l’État et celui du gouvernement devraient poursuivre leur duo, sauf revirement.

À sa manière, le Premier ministre a affirmé sa fidélité au Président, durant le face-à-face avec les députés. Le locataire de Mahazoarivo, jusqu’à l’heure, fait toujours l’unanimité auprès de la majorité à l’Assemblée nationale. Certaines voix informées balaient l’option du changement de gouvernement. Le remaniement tient, visiblement, la route. Et ce sont des membres de la majorité à la Chambre basse qui poussent pour que cela se fasse le plus rapidement possible.Des députés Oranges pestent contre des minis­tres qu’ils jugent incapables.

D’autres vilipendent des membres du gouvernement avec lesquels ils ont une antipathie personnelle. Plusieurs martèlent qu’il est temps que ce soient des personnes qui ont déjà démontré leurs fidélités politiques qui siègent au sein du gouvernement. L’idée est de préparer la présidentielle de 2023.

Christine Razanama­hasoa, présidente de l’Assem­blée nationale, s’est alignée à la position de la majorité. Interviewée par une station privée de la capitale, mardi, elle a émis le souhait que la configuration du gouvernement soit en adéquation avec la force politique à l’Assem­blée nationale. Que ses membres soient composées de personnes ayant obtenu une onction électorale.

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