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Gendarmerie nationale – Des sous-officiers dégradés

Le  Général  Richard  Ravalomanana  ne  badine  pas  avec  la  discipline.

Le commandement de la gendarmerie nationale réaffirme son intransigeance quant à la discipline. L’exemple de cinquante-et-un sous-officiers dégradés, a été soulevé hier.

Une première. Les décisions d’avancement en grade de cinquante-et-un sous-officiers au sein de la gendarmerie nationale, cette année, ont été annulées. L’information a été révélée par le général Richard Ravalomanana, secrétaire d’état à la gendarmerie nationale, durant la réunion des grands responsables des bérets noirs, au camp Ratsimandrava, Andrefan’Ambohijanahary, hier.

«Nous reconnaissons notre erreur d’avoir signé ces décisions sans vérifications préalables. Nous avons pris notre responsabilité en les annulant», a déclaré le général Ravalomanana. Selon ses explications, le commandement ne s’est rendu compte, qu’après coup, que les dossiers des cinquante-et-uns sous-officiers mis en cause contenaient des anomalies.

Certains de ces éléments dégradés n’auraient pas encore rempli le nombre d’années d’ancienneté de port de grade requis pour un avancement. D’autres seraient sous la coupe de sanction disciplinaire ne permettant pas une montée en grade. Quelques-uns auraient même déjà fait de la prison. «Parmi eux, il y en a qui ont été incarcérés pour vol à main armée, ou pour des actes de kidnapping», affirme le membre du gouvernement.

L’officier général indique que le commandement s’est fié aux travaux d’état major, qui s’occupent des procédures d’avancement. «Une procédure judiciaire est engagée pour faire la lumière sur ce sujet, puisqu’il s’agit d’une infraction pénale», ajoute-t-il. Conscient que cette décision d’annulation d’avancement en grade pourrait faire des vagues, le général Richard Ravalomanana affirme, «nous assumons les conséquences de nos actes».

Mauvaise cote

Le secrétaire général à la gendarmerie nationale défend la décision d’annulation des avances en grade des cinquante-et-un sous officiers par la préservation de la morale et de la discipline des troupes. «Les membres de chaque promotion se connaissent. Certains pourraient se demander pourquoi un tel est monté en grade prématurément, ou pourquoi un tel qui fait l’objet de sanction disciplinaire a pu monter en grade», soutient-il.

Une fois de plus, le respect de la loi et des règles qui régissent la gendarmerie nation ale a été l’un des axes majeurs des échanges durant la réunion de ses grands responsables, hier. Le général Ravalomanana concède que l’intransigeance du commandement pour sanctionner les déviants ne fait pas que des heureux. «Certains sont tentés de dire que nous en faisons trop. Seulement, il est question de défendre l’intérêt de la nation, des citoyens et préserver l’image de la gendarmerie nationale», réplique-t-il.

Pour bétonner sa position, il a rappelé qu’à un moment donné, les bérets noirs avaient si mauvaise cote auprès de l’opinion que l’idée de supprimer le corps avait été soulevée. C’était durant le séminaire national sur la Réforme du secteur sécurité (RSS), qui s’est déroulé au Centre de conférence internationale (CCI), Ivato, en 2015. Il a fallu une montée au filet, en urgence, du secrétaire général à la gendarmerie de l’époque, pour dissuader les participants au rendez-vous d’inscrire ce point des résolutions finales.

«La gendarmerie est l’une des entités les plus sollicitées et les plus proches de la population. Nous devons donc faire preuve d’exemplarité et aussi, de professionnalisme. C’est la raison pour laquelle nous sommes intransigeants contre les déviants», tambourine le général Ravalomanana. Seulement, il ajoute que les bérets noirs récompensent, aussi, ses éléments méritants.

Parmi les récompenses, il y a les primes de bravoure et les bonifications d’ancienneté en grade. «Nous essayons autant que possible d’équilibrer les sanctions négatives contre les déviants et les sanctions positives en faveur des méritants», conclut le secrétaire d’état à la gendarmerie nationale.

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