Politique

Résultats provisoires – Record absolu à Betioky Atsimo

Le candidat Jean Jacques Rabenirina a réussi la prouesse d’obtenir le meilleur pourcentage.

Avec près de 89% des voix, le candidat Jean Jacques Rabenirina devrait signer le record de ces élections législatives. D’autres figures politiques sont, toutefois, en difficulté.

Razzia. Carton plein pour le candidat Jean Jacques Rabenirina, inscrit dans le district de Betioky-Atsimo. Avec 88,75% des suffrages exprimés, l’ancien ministre de la Culture signe le record absolu de ces élections législatives. Une prouesse non seulement en matière de pourcentage, mais surtout, sur le nombre de voix gagnées.
Selon les résultats provisoires de la course à la députation publiés samedi, 53 831 électeurs ont voté pour le candidat Rabenirina, qui porte les couleurs du « Isika rehetra miaraka amin’i Andry Rajoelina » (IRD). Il est le seul candidat à avoir dépassé la barre des cinquante mille suffrages obtenus. « Il est l’un des rares candidats de ces législatives à réellement avoir obtenu une légitimité électorale pour représenter sa circonscription », déclare un analyste présent au siège de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), à Alarobia, durant la proclamation, samedi.
À plus de 62%, le taux de participation dans la circonscription de Betioky-Atsimo est également l’un des plus élevés du pays. Candidat indépendant dans le district de Sambava, Norbert Mamangy a aussi réussi une performance remarquable. Ayant obtenu 39 351 voix obtenues, soit plus de 60% des suffrages exprimés, ce député sortant et son colistier briguent provisoirement les deux sièges à pourvoir dans la capitale de la SAVA.
La bataille électorale dans les quatre circonscriptions de cette région est, provisoirement, remportée par des candidats indépendants.

Étriqués
Dans la région Anala­manga, et à Antananarivo notamment, les résultats provisoires ont confirmé le mano à mano entre les candidats de l’IRD et ceux du « Tiako i Madagasikara » (TIM). Seule­ment, avec un fort taux d’abstention dans la majorité des districts, les candidats n’ont acquis que peu de voix.
Dans la région Anala­manga, le meilleur chiffre est obtenu par Jean Alain Ratsimbazafy, candidat du TIM, dans la circonscription d’Atsimondrano, avec 25 510 voix, soit 31,41%. Dans le 4e arrondissement d’Antanana­rivo, les candidats de l’IRD et du TIM sont provisoirement élus avec juste près de huit mille six cents voix pour l’un, et près de huit-mille cents voix pour l’autre. Un bref regard sur les résultats provisoires indique, par ailleurs, que le parti TIM a perdu du terrain face aux Oranges dans des régions ou circonscriptions réputées comme étant ses bastions.
Les candidats de l’IRD ont, par exemple, réussi à faire une incursion dans les districts de la région Itasy et même dans la région Bongo­lova, ainsi que le Vakinan­karatra, quand ce n’est pas des indépendants qui y contestent la suprématie du TIM. Les porte-étendards des Oranges sont, notamment, en tête à Antsirabe II, Betafo, Ankazobe, Anjozorobe et Manjakandriana. Le journaliste Fetra Rakotondrasoa, candidat de l’IRD, est provisoirement en tête de la joute électorale à Miarinarivo.
Dans certaines circonscriptions, les scores sont étriqués. La bataille dans le district de Toamasina I, par exemple, a tenu toutes ses promesses. En tête des suffrages, l’ancienne ministre de la Population Irmah Naharimamy, candidate de l’IRD devance l’ancien ministre du Tourisme, Roland Ratsiraka, candidat du « Malagasy tonga saina » (MTS), de deux cents voix. À Manja, le candidat de l’IRD Richard Fienena ne devance son concurrent que de soixante-douze voix.
Cette course à la députation a, finalement, laissé sur le carreau quelques anciens ministres du précédent quinquennat. C’est le cas, entre autres, de Mamy Lalatiana Andriamanarivo, ancien ministre de la Santé, largement défait à Faratsiho. Ralava Beboarimisa, ancien ministre des Transports, est provisoirement à la troisième place, à Manakara, pareillement, pour l’ancien ministre du Commerce, Armand Tazafy, à Farafangana. Plusieurs anciens hauts parleurs de l’Assemblée nationale pourraient, enfin, ne pas revenir à Tsimbazaza.