Culture

Alliance Francaise d’Antananarivo – Zazadàla et Zaza Rap Taiza s’entrecroisent

Le groupe Zazadàla a séduit par son éloquence et sa sobriété sur la scène de l’AFT Andavamamba ce week-end dans le  cadre de Gasy Bulles.

Le rendez-vous des enfants de l’art qui rassemble deux festivals pour le prix d’un seul, s’est ouvert au public, ce week-end. L’Alliance française d’Antananarivo (AFT) Andavamamba a gâté le public avec le festival Gasy Bulles et son concert, avec Zazadàla d’un côté et la première édition du festival Zaza Rap Taiza, de l’autre.
Pour sa 15ème édition, le festival de bande dessinée Gasy Bulles envahit le hall de cette institution populaire de la capitale, émerveillant le public du talent de ses artistes. L’occasion pour ce dernier de découvrir, de long en large, l’exposition « Sary cover » qui met à l’honneur les chansons du jeune groupe Zazadàla, alors retranscrites en planches de bande dessinée sur place. Le tout fut suivi d’un concert envoûtant de la part du groupe, aux côtés des œuvres et des illustrations sur le vif, réalisées par les bédéistes de Gasy Bulles. Avec un rythme vibrant entre le blues, un peu de bossa-nova et un zeste du folklore malgache, Zazadàla nous convie à un voyage à travers ses morceaux comme « Hungry boy», « Same » ou « Watch my bulls». Des compositions en anglais relatent autrement la réalité du pays, les méandres de notre société et sa beauté. Pour sa part, le festival Zaza Rap Taiza, initié par le label Kolontsaina Mainty, a amplement satisfait les inconditionnels de la culture hip hop, pendant ce week-end.
Avec une programmation bien étoffée, l’événement s’est surtout plu à raviver la flamme du rap malgache auprès de toutes les générations, affichant fièrement, au passage, les valeurs de fraternité et de solidarité propre au hip hop lui-même. Zaza Rap Taiza a débuté par un conférence-débat sur le thème « La culture hip hop et le développement des jeunes malagasy », à samedi 14 heures, avec comme intervenants, l’ancienne ministre Elia Ravelomanantsoa, Toavina Ralambomahay et le rappeur-journaliste Rado Andriamampandry dit K-Sad.