Accueil » Actualités » Stabilité, FMI, annexe B – Le pouvoir jubile
Actualités Politique

Stabilité, FMI, annexe B – Le pouvoir jubile

L’annonce de la  sortie d’Air Madagascar de l’annexe B, l’accord avec le FMI, la mise en place des institutions sont des arguments du pouvoir pour bomber le torse.

Success story . C’est ainsi, qu’Hery Rajao-narimampianina, président de la République, qualifie les quelques événements qui ont marqué les actions étatiques depuis quelques mois. Depuis des semaines, l’Exécutif semble en croisade pour défendre ses actions et résultats. C’est dans une jubilation inhabituelle donc, que le chef de l’État a annoncé la sortie de Madagascar de l’annexe B. L’occasion, aussi, pour le locataire d’Iavoloha de plaider à nouveau pour sa politique de développement.
« Ceci nous montre qu’avoir des sanctions est facile, mais rectifier le tir ne l’est pas. Tout comme reconquérir la confiance des partenaires », a déclaré le chef de l’État durant son allocution, en faisant référence à l’annexe B, mais aussi, à l’accord passé avec le Fonds monétaire international (FMI), sur la Facilité élargie de crédit (FEC), la semaine passée. Afin de s’arroger pleinement les lauriers de ces reconquêtes internationales, le Président a souligné la coïncidence temporelle, selon laquelle, le FMI a quitté la Grande île en 2008 et que la descente aux enfers de l’annexe B a débuté la même année.
Le chef de l’Exécutif semble vouloir se présenter en redresseur des torts et lacunes de ses prédécesseurs. Et le locataire d’Iavoloha a semblé tacler ses  prédécesseurs qui, avec leurs partisans, composent l’essentiel de ses détracteurs dans l’arène politique. « Dans cette guerre pour un Madagascar prospère, il n’y a pas de place pour les spectateurs », lance-t-il.
Dans l’exultation, hier, un proche du chef de l’État a soutenu : « Certes ces accords et décisions interviennent plus de deux ans après l’entrée en fonction du Président, mais ils prouvent que reconstruire un pays meurtri par la crise nécessite du temps. Certains essaient de convaincre la population de l’échec du pouvoir à redresser l’économie nationale sans pour autant proposer un programme alternatif ».

Inquiétude
Pour rassurer la communauté internationale, notamment, la mise en place du Sénat a été, une nouvelle, présentée comme un gage de stabilité et que le changement de gouvernement a été fait « pour apporter un nouveau souffle à l’élan de développement ». Il ne faudrait, cependant, pas que l’Exécutif perde de vue que l’accord avec le FMI ou encore la sortie de l’annexe B ne sont pas sans conditions. Pour cette dernière, l’erreur n’est pas permise dans les efforts pour la sureté et la sécurité aérienne.
Concernant la stabilité, Antonio Sanchez-Benedito, ambassadeur de l’Union européen (UE), a fait part de son inquiétude sur la Radio France internationale, quant à une ambiance indiquant qu’il y a toujours une possibilité de crise, il y a quelques jours. L’institution de Bretton woods, quant à elle, a posé comme préalable au décaissement, l’adoption de la loi de finances rectificative avant la fin du mois du juillet. Il y a, aussi, l’impératif de trouver 45 millions de dollars d’ici un mois, pour financer le budget jusqu’à la fin de l’année et la réforme de la Jirama.

Garry Fabrice Ranaivoson