ÉBOULEMENT DE ROCHER À AMPARIBE - Une femme échappe à la mort, cinq maisons en danger


La menace d’éboulement de rocher et de glissement de terrain continue à planer sur la colline de Manjakamiadana. Des ménages ont dû être évacués, de nouvelles menaces ont été détectées. Imprévisible. Une habitante du fokontany d’Amparibe a failli laisser sa vie dans un éboulement de rocher, dans la nuit du dimanche. Un rocher qui pèse près d’une tonne a détruit sa maison, vers 23 heures. « Le rocher s’est effondré sur son lit. Heureusement qu’elle n’était pas présente, pendant l’accident. Elle a passé un weekend chez ses enfants», témoigne le chef du fokontany, Lalasoa Randriamparany, hier. Le danger n’est pas écarté. D’autres habitants d’Amparibe sont menacés par d’autres chutes de pierres. « Des rochers qui surplombent ces maisons risquent, encore, de s’effondrer. Nous y avons constaté des fissures », déclare le Dr Lalah Andriamirado, chef de service de l’Étude et de veille auprès du Bureau national de la gestion des risques et de catastrophes (BNGRC). Le BNGRC a sensibilisé une dizaine de personnes, qui occupent cinq toits, à quitter les lieux. Les uns ont rejoint leurs familles, d’autres logent dans le bureau du fokontany, « en attendant que le danger soit écarté ». Mais la situation n’est pas près de se calmer. Ces rochers peuvent tomber, à tout moment. « Le dégagement de ces blocs de pierres est, jusqu’ici, très difficile. Il n’y a pas d’accès. La seule solution, c’est l’évacuation des personnes en danger », enchaîne ce technicien.

Danger

Cette colline de Manjakamiadana, ainsi que celle d’Ambohidempona, sont classées en zones rouges. Dix mille personnes sont en danger face aux risques d’éboulement de rocher et de glissement de terrain, au niveau de quinze quartiers de la ville d’Antananarivo, selon le BNGRC et la commune urbaine d’Antananarivo, au début de cette année. Des drapeaux rouges qui signalent un danger imminent, ont été placés, au mois de décembre 2022, pour inciter les personnes concernées, à quitter les lieux. Mais beaucoup ont pris le risque de rester. Ils n’auraient nulle part, où aller. « Le danger n’est pas écarté sur cette colline. C’est une zone rouge en permanence », prévient le Dr Lalah Andriamirado. Une vingtaine de personnes sont décédées dans des glissements de terrain ou des éboulements de rochers sur ces collines, depuis 2015. Ces chiffres risquent d’augmenter.
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