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Transport aérien – Deux Business plan pour Air Madagascar

Quel avenir pour Air Madagascar?

Des techniciens se sont exprimés sur le plan de «sauvetage» d’Air Madagascar. Selon eux, il existe deux Business plan dont l’un a été préparé par eux-mêmes.

Rappel des faits marquants. Le mercredi  4 mai au Palais des sports de Mahamasina, à l’occasion de l’ouverture du Salon des transports des marchandises et des chaînes logistiques, Rolland Ranjatoelina, ministre des Transports et de la météorologie, a surpris tout le monde. En révélant en public «que depuis quarante-huit heures, il a pris en main et en charge le dossier Air Madagascar».

Que pensent les employés, premiers concernés, de ce ballet aérien un peu désordonné. Des techniciens, ayant requis l’anonymat, ont accepté de donner leur avis. Selon eux «il existe deux Business Plan pour sauver Air Madagascar. L’un a été ficelé par le cabinet européen Behring Point, avec une vision conservatrice. L’autre a été élaboré par nous-mêmes, les techniciens d’Air Madagascar, toutes spécialités confondues. Sans remettre en cause le travail de Behring Point, nous avons l’avantage de connaître d’une manière précise, par exemple, toutes les données des réseaux nationaux. . Le nombre moyen des passagers par destination, les infrastructures existantes et les appareils adaptés aux besoins. Nous avons eu carte blanche de la part du Conseil d’administration. Entre les deux propositions, il existe des points divergents et des points communs».

Ils poursuivent : «Nous avons proposé un Boeing 787- 900 pour les vols long-courrier, l’Embraer E-190-E2 et un ATR 42-600 pour le moyen-courrier, les transports  régionaux et intérieur. Ces avions répondent aux exigences du moment. En termes de gain en rentabilité et de limitation des émissions de CO2, un paramètre primordial aujourd’hui».

Rolland Ranjatoelina a annoncé l’acquisition imminente de deux B 737-400 pour assurer les vols domestiques, afin de disséminer les touristes qui commencent à affluer vers les régions à vocation touristique. Il défendait la cause des visites à effectuer par ces étrangers avides de découvertes dans les parcs nationaux et les aires protégées pour justifier son choix.

Trop vieux

Pour les techniciens «ces B737-400 ont un gros handicap, leur âge. En moyenne de 25 à 30 ans. Ce qui les expose à d’éventuelles pannes fréquentes par la rareté des pièces de rechange. Là où le ministre a raison, c’est la nécessité de renforcer les offres de Tsaradia qui n’arrivent plus à répondre à cette venue massive de touristes, dont le nombre ira crescendo. Nous avons une piste à exploiter. Air Madagascar possède six ATR-72. Mais trois appartiennent à des créanciers. Pourquoi ne pas négocier leurs  disponibilités ou louer un Embraer pour les mois de juin-juillet-août, afin d’anticiper la haute saison touristique. Car pour le moment, les contours sur l’offre  des deux B737 -400 sont encore flous. Sur les études, encore moins sur les prix de location».

Pour le Business Plan de Behring Point, ces agents spécialisés d’Air Madagascar reprochent le choix de l’ A 330 pour le long-courrier, l’A220 e t l’ATR-72 pour le moyen-courrier. «Madagascar Airlines loue l’A 330 Néo, la plus performante de la gamme d’Airbus dans cette catégorie. Mais il doit faire une escale technique à Dar-es-Salam, au départ en altitude d’Antananarivo, à partir d’un certain seuil de charges. Il doit lâcher du lest sur le kérosène. L’A330 ne peut pas mieux nous servir. En fait, nos suggestions sur la flotte ont été retenues, combinées avec la stratégie commerciale et de maintenance avancées par Behring Point. Pour une fois nous avons été consultés, il appartient maintenant aux autorités de prendre les décisions qu’elles pensent être les meilleures».

1 commentaire

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  • je pense qu’il est de bonne augure de bien réfléchir à la stratégie de Air MADAGASCAR, il faut associer des personnes de terrain tous le personnel peut aider a soulever des questions,les technocrates seuls ne resoudront rien ils ne connaissent pas le terrain, et les personnels ne connaissant pas les imperatifs d’une bonne gestion n’ arriveront pas non plus dés lors que des techniciens en gestion et des personnels de terrain travaillent ensemble me parait une bonne
    solution