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Campagne électorale – La CENI à l’assaut des affichages sauvages

Les affichages sauvages sont observés partout.

La CENI a donné six heures aux candidats pour enlever les affichages sauvages. Des astreintes financières attendent ceux qui ne suivent pas ces indications.

La campagne électorale pour les législatives créent de nouveaux emplois. Outre la participation aux carnavals et aux meetings ainsi que l’apposition d’affiches, les candidats vont avoir besoin de nouvelles mains d’œuvres dans les prochains jours. Il s’agit de l’enlèvement des affichages sauvages. Depuis le début de la campagne, les murs, les murailles, les poteaux d’électricité, les abribus, sont envahis par les affiches des candidats aux législatives. Pour mettre fin à cette situation, la Commis­sion électorale nationale indépendante (CENI) rappele aux candidats les textes régissant l’affichage.
« Depuis jeudi, nous avons chargé nos démembrements au niveau des districts de donner aux candidats 6 heures pour enlever les affichages sauvages », souligne Thierry Rakotonarivo, vice président de la CENI.

Anarchie
Depuis dix jours, les huit cent trois candidats ont exploité tous les canaux de communication pour séduire les électeurs. Sono-mobile, pages sponsorisées sur facebook, interventions dans les médias et affichages sont les moyens les plus prisés. Par méconnaissance voire ignorance des textes en vigueur, la campagne électorale se déroule dans l’anarchie totale. Les décibels des sono-mobiles agressent les tympans même à proximité des écoles et des hôpitaux. Les affichages sont apposés partout sauf dans les endroits prévus par la CENI. L’article 104 de la loi organique portant régime générale des élections et des référendums dispose pourtant qu’il est « interdit d’apposer des affiches de propagande électorale dans les endroits publics autres que ceux prévus à cet effet ».

Depuis jeudi, les candidats disposent ainsi de six heures pour enlever les affichages sauvages. « Passé ce délai, la CENI va déployer ses agents pour enlever ces affiches. Des sanctions notamment financières sont prévues », poursuit Thierry Rakoto­narivo. D’après la loi organique relative aux élections, la CENI veille au respect des dispositions se rapportant à l’affichage relatif à la propagande électorale. « Elle fait cesser toute irrégularité qu’elle constate, et peut mettre en œuvre son pouvoir de mise en demeure si les candidats, listes de candidats(…) ne respectent pas leurs obligations. Là elle peut, si nécessaire, infliger des astreintes financières si la mise en demeure n’est pas suivie d’effet », dispose l’article 109.

Les lois organiques relatives aux élections sont entrées en vigueur il y a un an. Pourtant, les dispositions régulant les affichages n’ont pas été respectées pendant la présidentielle. Toutefois, la CENI n’a pas réagi bien que des candidats ont tapissé une muraille entière de leurs affiches à l’époque. Ce début de régulation des propagandes est ainsi salué par les observateurs d’autant que compte tenu de la différence des moyens, l’utilisation exclusive des panneaux d’affichage officiels contribue à l’amélioration de l’égalité des chances des candidats.

 

4 commentaires

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  • je pense que ce ne sont pas l’intention des candidats concernent la mauvaise comportement,il se pourrais y avoir ceux qui semble troublé d’autre candidats,ils payent même quelque homme a faire que du sabotage

  • Encore une erreur du CENI pour dissuader les candidats. Sa décision ne favorise que celles et ceux qui ont les moyens financiers. Les candidat(e)s qui n’en ont pas vont les faire enlever mais ceux qui en ont ne vont pas le faire. Toucher les poches de ces riches candidats n’auront aucun effet pour leur portefeuille. Le CENI les aide à éliminer leurs adversaires par cette décision. Le seul moyen pour les obliger à respecter la loi c’est la disqualification pour non respect des règles. C’est élémentaire !

  • En tout cas l’affaire des ces affichage bordel doivent être étudié puisque sa pourrait être que ce son les candidats opposé qui font cela pour incriminé les côté opposante ! Je vais prendre les cas du MAPAR parce qu’ils sont avec le président et jamais ne vas jamais le mettre dans l’embarra en ne pas respecter la loi !

  • il faut toujours être stricte lorsqu’on parle des règles et des disciplines, s’ils ont fait exprès de violer les règles, c’est normal et c’est logique de prendre des précautions dans ce marathon législatif!