Les consignes présidentielles sont claires. Le gouvernement remanié devra boucler la concrétisation des Velirano, l’amélioration des conditions de vie de la population et l’autosuffisance alimentaire. Réussir sa mission. Voilà le mot d’ordre de Andry Rajoelina, président de la République, à l’endroit de la nouvelle équipe gouvernementale, notamment, des ministres. Durant un conseil des ministres spécial, au palais d’Etat d’Iavoloha et sous les regards et les objectifs de la presse, le Chef de l’Etat a donné ses consignes au gouvernement nouvellement remanié. « Chaque ministre a sa part de responsabilité dans la concrétisation des Velirano », déclare le locataire d’Iavoloha. Il ajoute que chaque membre du gouvernement doit connaître sur le bout des doigts la lettre de politique générale de l’Etat et la consulter quotidiennement, à l’instar de la Bible. Des mots avec lesquels Andry Rajoelina a rappelé que chaque ministre a une obligation de résultat, en référence à ses engagements de campagne et la PGE. Qu’ils sont soumis à un contrat-programme. Qu’à l’instar des jours qui ont précédé le remaniement, ils seront évalués sur ces critères. A un peu plus d’un an et demi de la présidentielle, l’allocution du Président, hier, laisse entendre que les ministres n’auront pas droit à l’erreur. « L’heure n’est plus à la tergiversation. Nous ne pouvons plus attendre ceux qui sont à la traîne », soutient le Président. « La population attend de vous des solutions quantifiables et palpables. Elle attend de vous, que vous apportiez les solutions idoines à ses maux, des résultats concrets qui améliorent son quotidien », ajoute-t-il. Le président de la République concède que la conjoncture n’est pas aisée. Que des imprévus ont bouleversé les plans durant ces trois dernières années. Il cite ainsi la crise sanitaire causée par la propagation du coronavirus, l’aggravation de la sécheresse et du Kere dans le Sud, résultant des changements climatiques. Exemplarité et probité A cela s’ajoutent les intempéries et les cyclones successifs, conséquence encore du bouleversement climatique. Vient maintenant, la guerre en Ukraine, qui impacte négativement sur le marché mondial, notamment, les cours des matières premières. « Ces péripéties ne doivent pas nous désappointer. Au contraire, nous devons redoubler d’efforts et faire tout notre possible pour développer Madagascar », harangue le locataire d’Iavoloha. Outre la concrétisation de ses Velirano et des challenges de la PGE, le Président a rappelé que la nouvelle équipe du Premier ministre devra, également, mener à bien la concrétisation du Plan de redressement national des dégâts cycloniques. Un Plan qui prévoit, entre autres, la construction de parcs solaires dans les localités dévastées par les cyclones de ces dernières semaines. Les parcs solaires, comme l’explique Andry Rajoelina, devront être les alternatives à l’utilisation des énergies fossiles pour l’approvisionnement en énergie et en eau. S’agissant du carburant, justement, le Chef de l’Etat souligne que le gouvernement devra développer une stratégie pour faire face à la hausse des prix sur le marché mondial. Bien que la conjoncture soit compliquée, « l’Etat n’abandonne pas », assure le président de la République. Aussi, bien que les conditions soient difficiles, il affirme qu’au moins 80% des Velirano doivent être concrétisés. « Si nous parvenons à concrétiser au moins 80% des Velirano et nous devons le faire, croyez-moi, la population nous rendra 80% de gratitude », soutient le président Rajoelina. Une phrase qui tend à projeter vers la prochaine élection présidentielle, en 2023. Mener le Chef de l’Etat sur la voie royale d’un second mandat est, également, la quête non dite du gouvernement nouvellement remanié. Comme il le laisse entendre, lui-même, l’atteinte de cet objectif passe impérativement par la réussite des défis précités. Dans ses prises de parole d’hier, Andry Rajoelina a fait un topo sur une des actions principales de son administration durant les trois dernières années. Elle consiste à affirmer la présence de l’Etat, dans tous les districts. Raison de la construction des différents établissements publics et administratifs, comme les écoles, les hôpitaux et centres de santé, ou encore, les établissements pénitentiaires, bâtiments des Forces de défense et de sécurité (FDS), et les palais de justice. « La présence de l’Etat est maintenant effective », affirme le président de la République. Maintenant, selon ses dires, la priorité est de rehausser le niveau de vie de la majorité de la population, qui sont les agriculteurs. Parvenir à l’autosuffisance alimentaire figure, également, dans la liste des priorités. Ceci en renforçant le secteur agricole. La formation professionnelle y est inscrite, aussi, pour booster le secteur industriel qui devra répondre au défi de produire localement tout ce dont la population a besoin. Des challenges qui devront permettre au pays de se délester de sa dépendance au marché mondial. Par ailleurs, Andry Rajoelina a mis l’accent d’entrée sur l’exemplarité et la probité, de chaque membre du gouvernement, autant dans les mots, les actes et le comportement. Il a aussi requis la cohésion et la solidarité au sein de l’Exécutif. Des impératifs après les différents scandales, frasques et dissonances qui ont entraîné la crise institutionnelle précédant le remaniement.
Les consignes présidentielles sont claires. Le gouvernement remanié devra boucler la concrétisation des Velirano, l’amélioration des conditions de vie de la population et l’autosuffisance alimentaire. Réussir sa mission. Voilà le mot d’ordre de Andry Rajoelina, président de la République, à l’endroit de la nouvelle équipe gouvernementale, notamment, des ministres. Durant un conseil des ministres spécial, au palais d’Etat d’Iavoloha et sous les regards et les objectifs de la presse, le Chef de l’Etat a donné ses consignes au gouvernement nouvellement remanié. « Chaque ministre a sa part de responsabilité dans la concrétisation des Velirano », déclare le locataire d’Iavoloha. Il ajoute que chaque membre du gouvernement doit connaître sur le bout des doigts la lettre de politique générale de l’Etat et la consulter quotidiennement, à l’instar de la Bible. Des mots avec lesquels Andry Rajoelina a rappelé que chaque ministre a une obligation de résultat, en référence à ses engagements de campagne et la PGE. Qu’ils sont soumis à un contrat-programme. Qu’à l’instar des jours qui ont précédé le remaniement, ils seront évalués sur ces critères. A un peu plus d’un an et demi de la présidentielle, l’allocution du Président, hier, laisse entendre que les ministres n’auront pas droit à l’erreur. « L’heure n’est plus à la tergiversation. Nous ne pouvons plus attendre ceux qui sont à la traîne », soutient le Président. « La population attend de vous des solutions quantifiables et palpables. Elle attend de vous, que vous apportiez les solutions idoines à ses maux, des résultats concrets qui améliorent son quotidien », ajoute-t-il. Le président de la République concède que la conjoncture n’est pas aisée. Que des imprévus ont bouleversé les plans durant ces trois dernières années. Il cite ainsi la crise sanitaire causée par la propagation du coronavirus, l’aggravation de la sécheresse et du Kere dans le Sud, résultant des changements climatiques. Exemplarité et probité A cela s’ajoutent les intempéries et les cyclones successifs, conséquence encore du bouleversement climatique. Vient maintenant, la guerre en Ukraine, qui impacte négativement sur le marché mondial, notamment, les cours des matières premières. « Ces péripéties ne doivent pas nous désappointer. Au contraire, nous devons redoubler d’efforts et faire tout notre possible pour développer Madagascar », harangue le locataire d’Iavoloha. Outre la concrétisation de ses Velirano et des challenges de la PGE, le Président a rappelé que la nouvelle équipe du Premier ministre devra, également, mener à bien la concrétisation du Plan de redressement national des dégâts cycloniques. Un Plan qui prévoit, entre autres, la construction de parcs solaires dans les localités dévastées par les cyclones de ces dernières semaines. Les parcs solaires, comme l’explique Andry Rajoelina, devront être les alternatives à l’utilisation des énergies fossiles pour l’approvisionnement en énergie et en eau. S’agissant du carburant, justement, le Chef de l’Etat souligne que le gouvernement devra développer une stratégie pour faire face à la hausse des prix sur le marché mondial. Bien que la conjoncture soit compliquée, « l’Etat n’abandonne pas », assure le président de la République. Aussi, bien que les conditions soient difficiles, il affirme qu’au moins 80% des Velirano doivent être concrétisés. « Si nous parvenons à concrétiser au moins 80% des Velirano et nous devons le faire, croyez-moi, la population nous rendra 80% de gratitude », soutient le président Rajoelina. Une phrase qui tend à projeter vers la prochaine élection présidentielle, en 2023. Mener le Chef de l’Etat sur la voie royale d’un second mandat est, également, la quête non dite du gouvernement nouvellement remanié. Comme il le laisse entendre, lui-même, l’atteinte de cet objectif passe impérativement par la réussite des défis précités. Dans ses prises de parole d’hier, Andry Rajoelina a fait un topo sur une des actions principales de son administration durant les trois dernières années. Elle consiste à affirmer la présence de l’Etat, dans tous les districts. Raison de la construction des différents établissements publics et administratifs, comme les écoles, les hôpitaux et centres de santé, ou encore, les établissements pénitentiaires, bâtiments des Forces de défense et de sécurité (FDS), et les palais de justice. « La présence de l’Etat est maintenant effective », affirme le président de la République. Maintenant, selon ses dires, la priorité est de rehausser le niveau de vie de la majorité de la population, qui sont les agriculteurs. Parvenir à l’autosuffisance alimentaire figure, également, dans la liste des priorités. Ceci en renforçant le secteur agricole. La formation professionnelle y est inscrite, aussi, pour booster le secteur industriel qui devra répondre au défi de produire localement tout ce dont la population a besoin. Des challenges qui devront permettre au pays de se délester de sa dépendance au marché mondial. Par ailleurs, Andry Rajoelina a mis l’accent d’entrée sur l’exemplarité et la probité, de chaque membre du gouvernement, autant dans les mots, les actes et le comportement. Il a aussi requis la cohésion et la solidarité au sein de l’Exécutif. Des impératifs après les différents scandales, frasques et dissonances qui ont entraîné la crise institutionnelle précédant le remaniement.