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Intempéries – Toliara patauge dans la boue

Pour éviter d’abîmer leurs véhicules, certains automobilistes ne circulent que sur une voie.

Outre les flaques d’eau sur la chaussée, la boue est le quotidien des Tuléarois quand arrive la pluie. La circulation urbaine est perturbée.

TROIS jours de pluie ont compliqué la vie des habitants de la cité du Soleil. Un flux de mousson dans le canal de Mozambique a dégradé les conditions météorologiques de tout le littoral ouest de l’ile. Les eaux pluvieuses se sont accumulées sur les chaussées, les rues, dans les ruelles causant des dérèglements de la circulation urbaine. « Il a plu nuit et jour. C’est normal, si l’on voit des flaques d’eau partout. Mais c’est aussi la faute au manque de canaux d’évacuation dans la ville », déplore Flore Emma, mère de famille qui habite dans le quartier d’Andaboly.

Elle habite derrière le stade maître Kira et les pousse-pousse ont des difficultés énormes pour la ramener chez elle. « La boue règne partout, car en temps normal, c’est une ruelle poussiéreuse. La circulation se complique d’autant que la ruelle est très étroite et ne permet l’accès qu’à une seule voie alors que c’est un quartier populaire. Et c’est du déjà-vu à chaque saison des pluies », raconte-t-elle. Les cyclo-pousses refusent parfois d’aller plus loin tel à Antaravay où la voie est boueuse et glissante. Mitsinjo, Anketa, Ambohitsabo, également catastrophiques. Ces quartiers ne font pas partie des douze kilomètres de ruelles réhabilitées par la commune urbaine de Toliara en 2020.

Gêne

À Ankilimarovahatsy ou encore Antsihanaka, des fokontany de la commune rurale de Betsinjaka, marcher, pédaler ou rouler dans la boue est incontournable. Les pistes sont cahoteuses avec la boue mélangée aux défécations des troupeaux de zébus et de chèvres qui rejoignent notamment le marché d’Andranomena. La commune n’a jamais songé à réhabiliter ces pistes. En ville, les élèves relèvent continuellement un défi dans les rues remplies de flaques d’eau.

Comme il n’y a pas de trottoir, certains d’entre eux, dont la plupart sont encore très jeunes, qui rejoignent leurs écoles à pied, sont obligés de marcher sur la chaussée pour éviter de patauger dans l’eau. Ce qui contraint les automobilistes à ne circuler que sur une voie, créant d’énormes embouteillages notamment entre Andabizy et Sanfily. Nombreux sont ceux qui ne le tolèrent pas et des enfants tombent même dans l’eau, ne sachant où aller.

De grandes flaques d’eau sont si profondes qu’il est presque impossible d’y passer, en voiture, en cyclo-pousse, à pied comme il est constaté à Sanfily (côté Gen­darmerie) vers Soanafindra, ou devant la BOA et le gymnase couvert à Toliara-centre, ou à Amborongony.

En revanche, la rue du commissariat de Toliaracentre, allant vers la BFV, connait une nette amélioration. Si auparavant, des policiers de ce commissariat « Badamera » étaient obligés de déplacer momentanément leur bureau à Ankilisoafilira, faute de pouvoir y accéder car le niveau d’eau arrive jusqu’à la cuisse, la situation a changé. Il n’y a presque plus de rétention d’eau car des canaux ont été installés pour son évacuation vers la mer.

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