Culture

Musique urbaine – Kemyrah dégaine son « A.K.A 47 »

Kemyrah continue de hisser haut l’étendard du hip-hop malgache en représentant une génération passionnée et consciencieuse.

Un jeune rappeur qui voue une passion indéfectible pour son art, attaché aux valeurs de la société malgache. Kemyrah éblouit les inconditionnels du genre depuis l’Europe.

Persévérant et faisant toujours preuve de créativité pour émerveiller ses fans. C’est un jeune homme dont l’amour pour la musique urbaine le transcende depuis près d’une décennie que l’on a le plaisir de redécouvrir. Avec un intitulé pleinement évocateur dans son envie de conquérir la scène hip-hop nationale, Tahiana Andrianiaina, ou Kemyrah de son nom de scène, nous revient ainsi avec « A.K.A 47 ».

C’est un album tout à son image simple, mais avec du mordant, que l’on se plaira à dénicher dans les bacs à partir de ce 20 janvier, alors qu’il est déjà disponible sur tous les sites de streaming dédiés à la musique. Résidant actuellement en Allemagne, il continue à enchanter ses suiveurs en affichant toujours sa patte comme rappeur engagé et consciencieux. Autoproduit par son label « Flawless Music », on y retrouve des titres comme « Helo», « Harmony », « Anjara masoandro », ou encore le très percutant « Vavolombelon’ny nenina » qui tend à éveiller la conscience des jeunes d’aujourd’hui.

C’est en 2012 qu’il s’est lancé dans le rap. Depuis, il n’a cessé de faire son petit bonhomme de chemin avec comme seule arme sa passion doublée de sa patience. Suite à son mix-tape sorti en 2017, intitulé « Kemy-Rap », c’est ce « A.K.A 47 » qui s’affirme comme une véritable consécration de sa part. On y retrouve dix-huit titres.

Un rap moderne
Jonglant entre les différentes sonorités issues d’un milieu où le rap traditionnel se conjugue avec un sous-genre plus contemporain, à savoir le « Trap », Kemyrah fédère autour de lui une communauté de jeunes fans de hip-hop. Les inconditionnels du genre retrouveront, d’ailleurs chez lui, des influences des fameux rappeurs français actuels, comme Niska dans les titres plus entrainants, et Damso quand il nous interprète un titre plus sérieux.
« Avec cet album, je tenais à exprimer pleinement mes envies, ma vision et mes inspirations dans leur intégralité. D’où d’ailleurs l’intitulé de l’album, car mes textes peuvent paraitre acerbes, directs et sans équivoque pour mieux conscientiser les jeunes », confie Kemyrah.

En 2017, le jeune rappeur avait copieusement rempli le Cercle Germano-Malagasy/Goethe Zentrum (CGM/GZ) Analakely lors de la présentation de « Kemy-Rap ». En attendant son retour au pays, libre à vous de découvrir ses chansons sur youtube où il compte parmi les rares artistes malgaches à avoir une chaîne « officielle ».