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CAN 2021 – Les internationaux incertains

La question se pose sur la libération des nombreux Barea, évoluant en Europe.

Le changement de dates de la CAN 2021 remet en question la libération des joueurs par leurs clubs respectifs, en plein milieu de la saison.

«Ça pourrait poser problème ». Tels étaient les propos de Nicolas Dupuis, à l’annonce d’un éventuel changement de dates de la Coupe d’Afrique des Nations 2021. Un changement entériné mercredi, à Yaoundé, par la Confédération Africaine de Football et les dirigeants camerounais. Voilà donc le sommet continental qui retrouve la période janvier-février d’antan. « On est face à un dilemme. Mais on va faire de notre mieux pour négocier avec les différentes équipes de chaque Barea, afin qu’ils soient libérés durant cette période », déclare-t-on auprès de la direction technique nationale de la Fédération Malgache de Football.

Janvier-février correspond au début de la deuxième moitié de saison, après la pause hivernale, en Europe et dans les autres pays de l’hémisphère Nord. Les championnats nationaux entament un virage en vue de prendre la dernière ligne droite de l’exercice, à ce moment-là. Tandis que les compétitions internationales, comme la Ligue des Champions et la Ligue Europa, abordent la phase à élimination directe. Voilà pourquoi les clubs rechignent à laisser partir leurs internationaux africains, alors qu’arrivent les échéances les plus importantes.

Autorisation d’absence
« Ça s’annonce tendu, dans la mesure où les clubs refusent de libérer les joueurs. Les professionnels ont leur vie là-bas et il faut aussi respecter ça. On se réunira avec le comité exécutif de la Fédération et le sélectionneur des Barea, afin de trouver des solutions », rajoute-t-on auprès de la direction technique nationale. Transposons la situation sur cette année 2020. à titre d’exemple, imaginez que le Ludogorets Razgrad doive libérer Abel Anicet Andria­nantenaina, une de ses pièces maîtresses. Et ce, alors que les seizièmes de finale de la Ligue Europa se profilent à l’horizon.

La question n’est pas de savoir si le joueur veut disputer la CAN ou non. Comme on le sait, tous les Barea considèrent le devoir envers la sélection nationale comme un impératif et une fierté. Il n’y a aucune équivoque à ce sujet. Les interrogations se posent plutôt sur les conséquences engendrées pour le club, qui devra se passer d’un élément essentiel, mais aussi sur l’éventuel bras de fer qui pourrait s’engager entre le joueur et ses dirigeants, pour obtenir une autorisation d’absence de deux mois. Toutes les nations africaines, dont les internationaux évoluent dans la partie Nord du globe, doivent faire face au même problème. Et toutes doivent trouver une issue d’ici l’édition 2021. Madagascar y compris, avec ses Barea qui jouent en France, en Belgique, en Bulgarie ou encore en Irlande.

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