A la une Culture

Arts et culture – Aina Zo signe et s’exprime de A à Z

Aina Zo s'adonne à la chanson pendant ses heures perdues.

À force de relater les actualités culturelles dans le magazine dont elle est la directrice de rédaction, Aina Zo Raberanto s’est lancée, tout naturellement, dans le domaine des arts sous le pseudonyme A.Z. Le « street photography », la ligne de t-shirt, et les articles signés A.Z. font sensation.

Nous avons tous lu, à un certain moment, un des articles écrits par Aina Zo Raberanto. La bonne femme baigne dans la culture en assumant le poste de rédactrice en chef de No Comment Magazine. Ce contact permanent avec le monde culturel a réveillé l’artiste qui a sommeillé en elle. Entre les mots et les photos, elle a franchi le pas en utilisant son téléphone portable pour immortaliser les scènes de rue de la capitale. Puis, A.Z., son nom d’artiste, a lancé une ligne de T-shirt avec des petits messages positifs sérigraphiés dessus. Ce nouveau produit a séduit la clientèle.

À un rythme mensuel, Aina Zo Raberanto met en avant quelques artistes malgaches dans différents domaines. Un article portant sa signature vaut son pesant d’or, et apporte de la notoriété à une personne inconnue du grand public il y a encore quelques jours. Nombreux sont ceux qui ont bénéficié de ce service. Certains ont fait une grande carrière internationale. Et Aina Zo Raberanto reste dévouée à cette action de médiation culturelle tout en brassant du beau et du nouveau monde au rythme des jours et des nuits.

Sensibilité
« Mon métier de journaliste culturel me met en contact avec le monde extérieur. Je sors et voyage beaucoup. J’aime bien regarder les choses, capter le moment présent. On a tous un regard différent. Chacun a sa sensibilité. La rue, où pas mal de scènes se déroulent, est devenue mon terrain de jeu. Au feeling, je sors mon portable pour immortaliser un instant où un truc intéressant se passe », révèle Aina Zo Raberanto.

Et de poursuivre : « Je ne connais rien des techniques photographiques, je l’assume. Mais je suis mon instinct. Il y a des choses que l’on n’arrive pas à traduire avec des mots, seules les images arrivent à mieux les raconter. Et c’est l’éco-designer Carine Ratovonarivo qui m’a incité à dévoiler publiquement mes photos, lors d’une exposition qu’elle a concoctée avec deux autres artistes appartenant à d’autres disciplines artistiques », faisant référence à son déclic pour le « Street photography » avec un téléphone portable.

A.Z. évolue merveilleusement bien dans ce domaine et multiplie les prises de vues, concocte d’autres projets en rapport avec cet art qui est devenu sa discipline favorite. Elle compte à son actif quelques expositions collectives dont la dernière en date s’est tenue à la galerie de la Fondation H, au mois de décembre. « J’ai reçu de bons retours après mes expositions. Cela me motive pour continuer et d’aller plus loin. Je projette de réaliser une exposition en solo, cette année », ajoute-t-elle.

#thisbodyismine
Pour marquer la Journée mondiale de la femme, le 8 mars 2019, A.Z. a décidé de traiter le nu artistique féminin en publiant des photos d’elle sur les réseaux sociaux. La série de clichés portant le hashtag thisbodyismine a fait le buzz.
« Les femmes ont besoin de parler de ce qu’elles pensent, ressentent, et ambitionnent. Je n’aime pas du tout la routine. J’adore me surprendre et me surpasser tous les jours. J’ai accompagné une phrase simple et délibérative à chaque photo pour me libérer de mon complexe. C’est là où mon côté journaliste entre en action sur mes photos. Cela m’a donné confiance en moi. Et j’ai utilisé cette forme de campagne pour la cause contre la violence faite aux femmes. C’est un combat à mener en tant que femme et en tant que mère. Des gens ont réagi tout en avouant qu’ils se reconnaissent dans mes textes », confie Aina Zo.

La collection Natural
de T-shirts #thisbodyismine.

Rendre la mode accessible à tous
Les petites phrases sympathiques mais revendicatives ont été bien accueillies. Hommes et femmes les réutilisent. Consciente de ce phénomène, A.Z. a entamé un autre projet en produisant sur des T-shirts ces mêmes phrases. La première collection « Natural », lancée ce mois de janvier, s’est écoulée plutôt bien. La talentueuse femme concocte déjà sa deuxième collection, prévue sortir en février et portant le thème « You ».
« Je ne me prétends pas être styliste, ni designer. Je veux tout simplement rendre la mode accessible à tous. Avec ces T-shirts, les gens peuvent porter sur eux ce qu’ils ne peuvent pas dire oralement, comme une acceptation de soi. Ce sont des produits en édition limitée, disponibles sur les pages #thisbodyismine. On peut les livrer dans tout Madagascar et ailleurs », précise la femme qui touche à tout.

Aina Zo a présenté ses photos à l’exposition intitulée Résistances Regards à l’Outcool Ampasamadinika, en août 2017.

Aina Zo Raberanto croque la vie à pleines dents avec de l’énergie à revendre. Elle affronte chaque nouveau jour avec un sourire. Oser et passer à l’action sont ses secrets de réussite.

Commenter

Ce formulaire recueille votre nom et adresse e-mail afin que nous puissions valider votre commentaire. Veuillez consulter notre politique de confidentalité afin de prendre connaissance sur la façon dont nous protégeons vos informations.
Je consens à ce que L'Express de Madagascar collecte mon nom et email..

Cliquez pour commenter