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DANS UN PLAN À TROIS… DIMENSIONS – Les dettes de la Jirama à apurer

Les installations d’une centrale de la Jirama.

L’État est décidé à sortir la Jirama de l’ornière des ténèbres. Après les évaluations des trente-six directeurs, même contestées par des syndicalistes, il est temps de passer l’éponge sur ses ardoises financières. Une mission discrète des émissaires du Fonds monétaire international s’achève aujourd’hui.

Il se peut que le retard accusé par la mise en ligne des détails du Projet de loi de finances 2023, PLFI, soit lié à cette inspection routinière. Le cas de l’état financier de la Jirama a toujours été une pomme de discorde entre les partenaires techniques et financiers et le gouvernement. Cette fois-ci, ce dernier a fini par prendre les mesures qui s’imposent. Aussi, le plan de redressement, peut-être la dernière version en date, de la société nationale d’eau et d’électricité devrait être adoubé dans le courant du mois prochain par le Conseil des ministres.

C’est, en tout cas, déjà défini aux exigences des réformes structurelles conformes aux recommandations successives liées au déblocage des tranches de la Facilité élargie de crédit, le programme cadre conclu avec le FMI depuis le 12 février 2021, d’un montant total de 312 millions de dollars s’étalant sur quarante mois.

Seuil de rentabilité

Dans ses louables intentions, le gouvernement a mis en évidence les efforts consentis pour que la Jirama retrouve son équilibre financier, à défaut d’atteindre le difficile et compliqué seuil de rentabilité. Dans un contexte tout aussi intenable. En décembre 2021, la Jirama accusait un déficit opérationnel de 360 milliards d’ariary et des arriérés envers ses partenaires de 1947 milliards d’ariary. Estimés à 800 milliards d’ariary au mois de juillet. Grâce à des réajustements tarifaires sous le sceau de l’Optimisation, souvent incomprise par les abonnés, mais présentée par des fortes personnalités de la Banque mondiale comme étant salutaire pour le pays. Car, le système Optima et Optima business, selon elles, « reflètent l’équité sociale et va permettre au pays d’augmenter le taux de la population ayant accès à l’électricité, à des prix variables adaptés aux capacités financières des strates des revenus familiaux ». Des chefs d’entreprises ont émis des réserves sur les éventuelles conséquences de l’application de l’Optima business, depuis le mois d’août, sur leurs compétitivités et la sauvegarde des emplois. Les industries textiles aux produits orientés vers l’exportation sont les plus concernées par ces hausses des coûts de l’énergie Ce, après les séquelles indélébiles laissées par la crise sanitaire dans presque toutes les activités économiques. Hormis quelques-unes qui ont pu surfer sur la vague du coronavirus pour réaliser des profits. La Jirama a aussi mené une chasse sans relâche aux branchements illicites, aux recouvrements des factures impayées avec des sérieuses menaces sur des grosses entreprises qui s’estiment être « stratégiques » pour échapper à leurs obligations élémentaires. Ainsi, un chronogramme de remboursement de ces lourds fardeaux financiers est prévu dans ce plan de redressement.

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