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ANTSIRANANA – Arrestation des occupants illicites de l’aire protégée

Les villageois défient les gendarmes.

L’arrestation collective provoque la colère des villageois qui mani­festent en bloquant la route nationale n°6.

Quatorze personnes ont été arrêtées par les forces de l’ordre à Ambondromifehy-Antsiranana-II lors de la deuxième opération menée par la Direction régionale de l’environnement et du développement durable en collaboration avec le Madagascar National Parc, samedi dernier. Ils ont pénétré dans une aire protégée de la localité pour extraire illégalement des saphirs. Neuf autres ont également été arrêtées hier dimanche lorsque les gendarmes sont revenus sur les lieux pour poursuivre l’enquête.

L’arrestation de ces individus a causé le mécontentement des villageois locaux qui ont barricadé la route nationale n°6. En conséquence, la circulation a été interrompue pendant de nombreuses heures et même l’ambulance d’Ambilobe, qui s’apprêtait à emmener des patients à Antsiranana, a dû faire un demi-tour en raison de la violence appliquée par les manifestants. Face à la situation, les forces de l’ordre étaient dans l’obligation de se rendre sur place pour résoudre le problème car il y avait une violation de la loi et de la liberté d’autrui.

Déplacement imprévu

Selon les informations fournies par le groupement de la gendarmerie Diana, cela a été difficile au début car les manifestants refusaient de négocier, ils ont manifesté des intentions agressives. De plus, ils ont exigé la présence du député et du maire de la commune rurale d’Anivorano ainsi que le chef district d’Antsiranana-II. Ces derniers étaient obligés de faire un déplacement imprévu, car il fallait donc le faire.

Selon les villageois, ces derniers leur aurait fait de nombreuses promesses en échange de ne pas entrer dans le « ala fady » (forêt interdite) mais cela ne s’est pas réalisé jusqu’ici. « Ils nous ont promis des vaches laitières, des poulets et des ruches, mais rien n’a été fait» a expliqué un de leurs témoins de ces évènements. Un des partenaires techniques et financiers qui opère dans la région Diana a été aussi pointé du doigt. Devant une foule excitée, les éléments des forces de l’ordre ont dû recourir à la force et a utilisé des gaz lacrymogènes pour les disperser et pour pouvoir remettre à la normale la circulation. Cependant, il faut noter que selon les témoignages sur place, les gens ne connaissent même pas les conséquences de leurs transgressions.

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