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Pharmacies – Dépôts de médicaments : Les pharmaciens exigent le statu-quo

Tantely  Rakotomalala  le  président  de  l’ordre des  pharmaciens  face  à  la  presse  hier.

Les pharmaciens ont obtenu une victoire avec l’ajournement de la proposition de loi sur l’intégration des dépôts de médicaments. Mais ils réclament le retrait de la propositon.

Après l’ajournement du vote de proposition de loi prévu le 4 novembre, visant à modifier quelques articles du code de la santé, les professionnels du secteur pharmaceutique suggèrent qu’un statu quo serait nécessaire par rapport à la proposition de loi sur le maintien des dépôts de médicaments par rapport à l’installation d’une pharmacie jusqu’à l’établissement de nouveaux textes. Et que certains aspects doivent être revus et corrigés, à travers des négociations, et cela devrait, ipso facto, entraîner le retrait de la proposition de loi.

« En effet, au vu de quel­ques articles relatifs aux dépositaires dans le code de la santé, un statu quo serait adéquat jusqu’à l’établissement de nouveaux textes », souligne le communiqué de l’ordre. « Nous ne sommes pas pour la fermeture des dépôts de médicaments mais nous sommes pour la réflexion sur le rôle des dépôts. Les médicaments ne sont pas des marchandises. La santé publique est en jeu. Il faut, de ce fait, des personnes qualifiées pour s’occuper de la vente des médicaments », soutient Tantely Rakotomalala, président de l’ordre des pharmaciens.

Contradictoire

Les professionnels du secteur pharmaceutique réitèrent leur position par rapport à la proposition de loi qui doit être dictée par l’impérieuse nécessité de préserver les fondamentaux de la politique des médicaments et de la santé publique, à savoir la qualité, la disponibilité, l’accessibilité et le bon usage. Selon eux, le code de la santé publique est délicat, les articles sont interdépendants.

L’annulation ou la modification de l’article 202 du code de la santé porterait atteinte à l’article 153 dudit code qui dispose que « sont réservés exclusivement aux pharmaciens la vente de détail et la délivrance à titre onéreux ou à titre gratuit des médicaments et autres produits pharmaceutiques soumis aux mêmes dispositions, ainsi que les substituts du lait maternel ».

En principe, lorsqu’une officine s’installe, le ou les dépôts ferment et reculent de plusieurs kilomètres. La modification de l’alinéa 4 de l’article 202 affirme le contraire. « L’ouverture régulière d’une officine de pharmacie interdit toute autorisation ultérieure d’ouverture de dépôt de médicaments sis dans un rayon de 10km. Tout dépôt de médicaments déjà établi sur les lieux demeure fonctionnel et continue d’exercer de pleins droits sous réserve des dispositions légales et réglementaires en vigueur », peut-on lire du nouvel alinéa.

Les alinéas 5 et 6 ont été supprimés. Les pharmaciens veulent apporter des modifications à la proposition de loi. « Nous rapportons auprès du mini s t è re d e la San t é publique par rapport à notre revendication. Les points importants de notre requête seront rapportés devant les députés ainsi que le sénat. Nous espérons que nous serons écoutés », enchaîne le président de l’Ordre des pharmaciens.

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